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Base de données - Alliance francophone pour l'accouchement respecté (AFAR)

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Créée le : 08 Mar 2006
Modifiée le : 02 Dec 2007

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Notice bibliographique (sans auteurs) :

Contre l’utilisation du misoprostol dans le déclenchement du travail à terme en routine. Gynécologie Obstétrique & Fertilité 2006;34(2):161-165.

Auteur·e(s) :

Schmitz T., Goffinet F.

Année de publication :

2006

URL(s) :

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi?cmd=…

Résumé (français)  :

Le déclenchement artificiel du travail est de plus en plus pratiqué en France. Ainsi, le taux de femmes déclenchées a doublé ces 20 dernières années passant de 10,4 % en 1981 à 20,3 % en 2003 [1]. Lorsqu’il existe une indication médicale de déclenchement (grossesse prolongée, diabète, prééclampsie, oligoamnios, rupture prématurée des membranes, etc.) cette intervention offre la possibilité d’éviter une césarienne et ses complications. Si cette pratique semble bien maîtrisée en cas de conditions locales favorables, il existe un taux d’échec non négligeable lorsque celles-ci sont défavorables. Les autres inconvénients du déclenchement sont principalement un travail long et une hypercinésie utérine pouvant entraîner des anomalies du rythme cardiaque foetal (RCF). De nombreuses méthodes ont été proposées (ocytocine, méthodes mécaniques) et les résultats des nombreuses études portant sur le déclenchement du travail ont démontré jusqu’à ces dernières années que la prostaglandine E2 présentait le meilleur rapport bénéfices/risques en cas de col défavorable.

Les inconvénients principaux reprochés à la dinoprostone en sont le prix élevé (supérieur à 30 euros), un stockage nécessitant une température basse jusqu’au moment de l’utilisation, un recours fréquent à l’ocytocine à la suite de la maturation du col, une hypercinésie utérine et un taux résiduel d’échec de déclenchement. C’est pourquoi depuis quelques années, des alternatives ont été proposées, représentées principalement par l’utilisation du misoprostol.

La conservation de la dinoprostone n’est pas un obstacle majeur dans les maternités françaises même si celle du misoprostol est plus simple. Le coût de ce dernier est effectivement plus faible mais il ne faut pas exagérer celui de la dinoprostone. Il faut se rappeler que l’on utilise ce produit uniquement en cas de déclenchement pour indication médicale (la moitié des déclenchements en France) et seulement ceux avec un col défavorable. Le coût d’un accouchement pour ce type de population est élevé car il y a souvent davantage de journées d’hospitalisation, un risque de césarienne et de prise en charge de l’enfant plus élevé que dans une population à bas risque. Le coût d’un ou de deux gels de prostaglandine paraît donc négligeable compte tenu des risques évoqués du misoprostol, même faibles. Cette discussion est bien sûr très différente dans les pays en voie de développement.

Une efficacité comparable à celle de la PGE2 vaginale reste à démontrer avec une dose à 25 µg car le nombre d’essais comparant misoprostol 25 µg à la dinoprostone vaginale est peu important.

Il semble donc raisonnable actuellement de ne pas utiliser en routine le misoprostol en dehors de protocoles d’évaluation. Les objectifs de ces protocoles devront préciser la posologie la plus adaptée, éventuellement les indications obstétricales du misoprostol par rapport à la PGE2. Les futures évaluations devront disposer d’effectifs suffisants pour pouvoir mettre en évidence d’éventuelles différences sur les résultats néonataux (prévalence plus faible que les critères obstétricaux). Les équipes qui utilisent ce médicament doivent être informées des complications potentielles ; la conséquence est que l’enregistrement du RCF doit être continu, l’obstétricien et l’anesthésiste sur place dès le début du déclenchement.

Abstract (English)  :

Sumário (português)  :

Remarques :

Argument (français) :

Débat sur l’utilisation en routine du misoprostol pour le déclenchement en France: les arguments contre …

Argument (English):

Argumento (português):

Mots-clés :

➡ médecine factuelle ; déclenchement ; misoprostol (Cytotec) ; dépassement de terme

Auteur·e de cette fiche :

Cécile Loup — 08 Mar 2006

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