Choisissez votre fonte :
 Arimo
 Merriweather
 Mukta Malar
 Open Sans Condensed
 Rokkitt
 Source Sans Pro
 Se connecter


 Français 
 English 
 Português 

[Valid RSS] RSS
bar

Base de données - Alliance francophone pour l'accouchement respecté (AFAR)

Présentation de cette base de données documentaires (site de l’AFAR)
Chaîne YouTube (tutoriel)

https://afar.info/id=2357

Créée le : 05 Mar 2010
Modifiée le : 05 Mar 2010

 Modifier cette fiche
Ne suivez ce lien que si vous possédez un mot de passe d’éditeur !


Partager : Facebook logo   Tweeter logo   Tout public

Notice bibliographique (sans auteurs) :

Réponse de B. Langer au courrier du Ciane Gynécologie Obstétrique & Fertilité Volume 38, numéro 1 pages 78-79

Auteur·e(s) :

B.Langer

Année de publication :

2009

URL(s) :

http://www.em-consulte.com/article/238611/
https://doi.org/10.1016/j.gyobfe.2009.11.014

Résumé (français)  :

Nous remercions l’équipe du Ciane de l’intérêt qu’elle a porté à notre article intitulé « Contre la notion de grossesse et d’accouchement à bas risque  » [1]. Effectivement, comme le Ciane le fait remarquer, l’article de Mori et al. ne traite pas des accouchements en maison de naissance, mais des accouchements à domicile [2]. Il n’est pas précisé pour autant dans quel groupe (accouchement à domicile ou accouchement en maternité) ont été classés les accouchements survenus en maison de naissance dans cette région de l’Angleterre durant cette période. Par ailleurs, depuis la rédaction de notre article (30/06/2008), cette étude a fait l’objet de nombreuses critiques publiées tout récemment [3] and [4]. Ainsi, selon Gyte et al. et Mori et al. et ont, semble-t-il, réalisé plusieurs erreurs de calcul à propos de la mortalité périnatale des patientes transférées [4].
Cependant, lorsque l’on essaie de définir une grossesse ou un accouchement à bas risque, ce qui était l’objectif principal de notre article, les résultats de l’étude de Mori et al. sont tout de même très intéressants. Accoucher à domicile comme accoucher en maison de naissance sous-entend en effet que l’on a exclu tout facteur de risque. Or, dans l’étude de Mori et al., il apparaît que 12 à 43 % des femmes qui désiraient accoucher à domicile ont dû être transférées soit en cours de grossesse, soit en cours de travail pour accoucher en maternité classique. Ce changement d’orientation lorsqu’il survenait en cours de grossesse témoigne vraisemblablement de l’apparition de facteurs de risque. Lorsque le transfert était décidé en cours de travail, il traduisait l’apparition de complications. Ainsi, 12 à 43 % des femmes désirant accoucher à domicile en début de grossesse présentent à un moment ou un autre de leur grossesse des facteurs de risque, ce qui montre bien la difficulté de définir des patientes à bas risque en début de grossesse ou en cours de travail.
Leurs résultats même corrigés concernant la mortalité périnatale chez les patientes désirant accoucher à domicile laissent planer une inquiétude chez les patientes devant changer d’orientation. Que ce soit en cours de grossesse ou en cours de travail, le fait de devoir changer d’orientation pourrait être associé à un surcroît de mortalité périnatale. Existerait-il un biais de recrutement chez les patientes désirant accoucher à domicile ? Ces patientes seraient-elles plus à risque que celles désirant accoucher en maternité classique et pourquoi ?
Cette difficulté à définir une grossesse à bas risque vient d’être confirmée dans une étude toute récente portant sur les transferts réalisées durant la grossesse ou durant le travail entre 1988 et 2004 par les sages-femmes assurant le suivi de grossesse et réalisant éventuellement des accouchements à domicile en Hollande [5]. Un transfert sous-entendait que la sage-femme adressait à l’hôpital la patiente pour la fin de son suivi de grossesse ou en cours de travail en raison de l’apparition de facteurs de risque. De 1988 à 2004, on enregistre une augmentation de 14,5 % des transferts qui passaient de 36,9 % (une grossesse sur trois) à 51,4 % (une grossesse sur deux). Ces 51,4 % de transferts en 2004 se répartissaient entre 27,4 % de transferts en cours de grossesse, 23,5 % pendant le travail et 0,5 % dans le post-partum. On peut relever que parmi les 23,5 % de transferts en cours de travail, le principal motif de transfert était dans 7,3 % des cas une suspicion de souffrance fœtale (liquide amniotique teinté ou anomalies du rythme cardiaque fœtal). Le second motif était une stagnation durant la première phase du travail (6 %) ou la deuxième phase (3,3 %). Voilà qui confirme bien la difficulté en début de grossesse comme en début de travail à définir des grossesses et des accouchements à bas risque.
Comme van Weel et al. [5] le soulignent dans leur éditorial, il est urgent que de nouvelles études soient menées afin de s’assurer aussi bien des bénéfices de l’accouchement à domicile que de sa totale sécurité. Les critères pour définir une grossesse et un accouchement à bas risque ne sont pas, à ce jour, validés. Cela est indispensable pour pouvoir donner une information éclairée aux patientes. Il n’est plus acceptable de nos jours que l’information rassurante donnée aux patientes soit davantage basée sur l’absence de preuves d’effets adverses que sur des preuves de l’absence d’effets adverses (Too often, current advice has been based on the absence of evidence of adverse outcomes, rather than on evidence of absence of adverse outcomes).
Conflit d’intérêt
Aucun.
References

[1] B. Langer, A. Gaudineau, A.S. Weingertner and E. David, Contre la notion de grossesse et d’accouchement à bas risque, Gynecol Obstet Fertil 37 (2009), pp. 200–203. Abstract | Article | PDF (78 K) | View Record in Scopus | Cited By in Scopus (2)
[2] R. Mori, M. Dougherty and M. Whittle, An estimation of intrapartum-related perinatal moratality rates for booked home births in England and Wales between 1994 and 2003, BJOG 115 (2008), pp. 554–559. View Record in Scopus | Cited By in Scopus (28)
[3] G. Gyte, M. Dodwell, M. Newburn, J. Sandall, A. Macfarlane and S. Bewley, Estimating intrapartum-related perinatal mortality rates for booked home births: When the “best” available data are not good enough, BJOG 116 (2009), pp. 933–942. View Record in Scopus | Cited By in Scopus (5)
[4] M. Amelink-Verburg, M. Rijnders and S. Buitendijk, A trend analysis in referrals during pregnancy and labour in Dutch midwifery care 1988–2004, BJOG 116 (2009), pp. 923–932. View Record in Scopus | Cited By in Scopus (3)
[5] C. van Weel, K. van der Velden and T. Lagro-Janssen, Home births revisited: The continuing search for better evidence, BJOG 116 (2009), pp. 1149–1150. View Record in Scopus | Cited By in Scopus (1)

Abstract (English)  :

Sumário (português)  :

Remarques :

http://www.sciencedirect.com/science?_ob=ArticleURL&_udi=B6W8J-4Y3CR2B-4&_user=10&_coverDate=01/31/2010&_rdoc=21&_fmt=high&_orig=browse&_srch=doc-info(%23toc%236656%232010%23999619998%231578599%23FLA%23display%23Volume)&_cdi=6656&_sort=d&_docanchor=&view=c&_ct=22&_acct=C000050221&_version=1&_urlVersion=0&_userid=10&md5=8234f5f7619468c8b013e61dc355f73a

Argument (français) :

Argument (English):

Argumento (português):

Mots-clés :

➡ lieu de naissance ; maisons de naissance

Auteur·e de cette fiche :

Emmanuelle Phan — 05 Mar 2010

Discussion (afficher uniquement le français)
 
➡ Réservé aux utilisateurs identifiés



 J'ai lu la charte des discussions et j'en accepte les conditions (voir la charte)

barre

Autre requête experte --- Autre requête simple

Création d'une fiche --- Importation de fiches

Gestion des utilisateurs --- Sauvegarder la base de données --- Contact

bar

Cette base de données est gérée par l'Alliance francophone pour l'accouchement respecté (AFAR, https://afar.info)
affiliée au Collectif interassociatif autour de la naissance (CIANE, http://ciane.net).
Elle est alimentée par les contributions de bénévoles intéressés par le partage des informations scientifiques.
Si vous approuvez ce projet, vous pouvez nous aider de plusieurs manières :
(1) devenir contributeur sur cette base, si vous avez un peu d'expérience en documentation
(2) ou soutenir financièrement l'AFAR (voir ci-dessous)
(3) ou devenir membre de l'AFAR (ou d'une autre association affiliée au CIANE).
Connectez-vous ou créez un compte pour suivre les modifications ou devenir éditrice.
Contactez afar.association(arobase)gmail.com pour plus d'informations.

Valid CSS! Valid HTML!
Nos ressources servent principalement à couvrir les frais d’hébergement des sites
et bases de données, l’impression de flyers et occasionnellement des frais de transport.
Les donateurs particuliers peuvent demander un reçu fiscal de l’AFAR donnant droit, en France, à une
réduction d’impôt égale à 66 % du montant dans la limite de 20% du revenu imposable (voir texte)