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Les femmes accouchent allongées sur le dos, les pieds dans des étri­ers. La propo­si­tion est évi­dente. Pourtant, c’est la médecine mod­erne qui a imag­iné et imposé cette posi­tion arti­fi­cielle au détri­ment de toutes les lois naturelles. De nos jours, elle est de plus en plus décriée par les pro­fes­sion­nels de san­té eux-mêmes.
Selon l’OMS, « aucune don­née ne jus­ti­fie d’en­cour­ager la posi­tion allongée sur le dos (…) les femmes devraient être libres de choisir, et encour­agées à le faire, la posi­tion qu’elles préfèrent pour l’ac­couche­ment. (…) Il paraît préférable d’éviter les péri­odes pro­longées en posi­tion dor­sale.» Pour le Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français (CNGOF), « il paraît pos­si­ble de con­seiller large­ment les posi­tions ver­ti­cales lors de l’ex­pul­sion, tout en étant vig­i­lant sur le risque hémor­rag­ique. » La lib­erté de posi­tion et de déam­bu­la­tion pen­dant l’ac­couche­ment per­met de min­imiser la douleur, de faciliter la pro­gres­sion du bébé et de pro­téger le périnée. Comment y par­venir ? C’est l’ob­jet d’un débat sur les « posi­tion­nements » des par­ents, du per­son­nel d’ac­com­pa­g­ne­ment médi­cal et des décideurs de san­té publique.

Objectifs

1. stim­uler la prise de con­science par tous que la cul­ture du risque obstétri­cal (importée des Etats-Unis) et la ges­tion active de l’ac­couche­ment (en fonc­tion des seuls besoins du ser­vice) ont con­duit à une perte de con­fi­ance de toute une généra­tion de femmes en leur capac­ité d’ac­couch­er sim­ple­ment. Un nom­bre crois­sant de pro­fes­sion­nels de l’ac­com­pa­g­ne­ment de la nais­sance (médecins et sages-femmes) essaient aujour­d’hui de sor­tir de ce mod­èle “pro­duc­tiviste”, mais c’est la seule volon­té des usagers bien infor­més, appuyée par le Code de la san­té publique, qui peut faire évoluer les pra­tiques obstétri­cales.

2. encour­ager le choix de la posi­tion par la femme lors de l’ac­couche­ment, qui per­met :

  • de min­imiser la douleur, et donc le recours aux anal­gésiques (péridu­rale) ;
  • de min­imiser les mau­vais­es présen­ta­tions (dys­to­cies), et donc le recours aux extrac­tions instru­men­tales ou à la césari­enne ;
  • de dimin­uer la durée moyenne du tra­vail sans besoin de stim­uler le tra­vail par des hor­mones arti­fi­cielles
  • (selon quelques études) de dimin­uer le risque d’hé­mor­ragie post-partum, pre­mière cause de décès mater­nel
  • de mieux pro­téger le périnée pen­dant la phase d’ex­pul­sion

3. informer via la base de don­nées de l’AFAR des nom­breuses études.

La SMAR 2004 avait pour thème « L’épisiotomie, lever le voile ». Elle a abouti à une sai­sine de l’ANAES, à l’ini­tia­tive du CIANE, du CNGOF et de la CNAM, en vue de la rédac­tion d’une recom­man­da­tion de pra­tique clin­ique con­cer­nant l’épi­siotomie.

Les actions en France et dans le monde

Conclusions

Les suites de la SMAR 2005

Photo de groupe AFAR

Bernard Bel, Sophie Gamelin, Viviana Tobi, Cécile Loup (de gauche à droite)
Réunion pré­pa­ra­tion SMAR (Paris)

Quelques ressources

Galerie photos

  • le témoignage de nais­sance d’Audrey (accroupi)
  • l’ac­couche­ment de Laurie dans la piscine (à genoux)

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