English Português Español

Communiqué AFAR, décembre 2004

Lors d’une réunion de tra­vail fin octobre 2004, Gilles Gaebel, membre du CIANE (Collectif Interassociatif Autour de la NaissancE) et de l’AFAR (Alliance Francophone pour l’Accouchement Respecté), était rap­por­teur au Conseil Scientifique (CS) de l’ANAES (Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé) tra­vaillant sur le dos­sier hémor­ra­gie post­par­tum (HPP), pour lequel le CNGOF (Conseil National des Gynécologues-Obstétriciens de France) avait émis des pro­po­si­tions de Recommandations de Pratique Clinique (RPC).

Plusieurs membres du CIANE et/ou de l’AFAR avaient rédi­gé un bon nombre de remarques concer­nant les carences de ces pro­po­si­tions pour ce qui est de la pré­ven­tion de l’HPP. Prévention « en amont », par exemple l’in­fluence du déclen­che­ment, de l’ac­cé­lé­ra­tion du tra­vail, de l’é­pi­sio­to­mie, etc. pour les­quelles il y a quelques études scien­ti­fiques (mais très peu de récentes). Gilles en avait fait une excel­lente syn­thèse, pré­sen­tée en PowerPoint. Ce tra­vail a eu les féli­ci­ta­tions du Conseil Scientifique de l’ANAES pour la qua­li­té du sup­port (dia­po­ra­mas), la clar­té et la logique des argu­ments, et la démarche construite et scien­ti­fique.

Même si de vives réac­tions ont été par­fois émises sur nos com­men­taires et nos pro­po­si­tions, le CS a pour­tant déci­dé de prendre en compte la plu­part de nos remarques et a ouver­te­ment cri­ti­qué la démarche et les conclu­sions du volet pré­ven­tion sui­vies pour la RPC sur l’hé­mor­ra­gie. L’ANAES va pro­chai­ne­ment subir des chan­ge­ments et pas­ser sous la tutelle d’une haute auto­ri­té en san­té (HAS), ins­ti­tuée par la der­nière loi de san­té publique*. Nous espé­rons que ce cré­dit ne sera pas per­tur­bé dans les méandres de la restruc­tu­ra­tion.

* Extrait de l’ex­po­sé des motifs du Projet de loi rela­tif à la poli­tique de san­té publique :

Dans un sou­ci de sim­pli­fi­ca­tion, l’article L 1411–4 (du Code de la san­té publique) fusionne ensuite le Haut conseil de la san­té ins­tau­ré par la loi du 4 mars 2002 avec le Conseil supé­rieur d’hygiène publique de France dans une seule ins­tance natio­nale d’expertise en san­té publique, le Haut conseil de la san­té publique.

Dans le même esprit de sim­pli­fi­ca­tion, le pro­jet de loi fusionne éga­le­ment deux ins­tances des­ti­nées à assu­rer la coor­di­na­tion inter­mi­nis­té­rielle et inter-institutionnelle dans les domaines res­pec­tifs de la sécu­ri­té sani­taire d’une part, et de la pré­ven­tion, d’autre part. Les mis­sions du Comité natio­nal de la sécu­ri­té sani­taire men­tion­né à l’article 1413–2 et du Comité tech­nique natio­nal de pré­ven­tion ins­tau­ré par la loi du 4 mars 2002 sont confiées en consé­quence à une nou­velle ins­tance, le Comité natio­nal de san­té publique.


Catégories : BlogL'AFAR interpelle la presse