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Cette dis­cus­sion a eu lieu sur la liste publique Re-Co-Naissance

http://fr.groups.yahoo.com/group/Re-Co-Naissances/message/1810

Cet article est paru dans la revue « Parents » en vente dans les
kiosques depuis début sep­tembre. Vos com­men­taires (étayés de
réfé­rences) sont bien­ve­nus, de pré­fe­rence sur la liste
« Re-Co-Naissances » pour les mettre en lien à par­tir d’autres sites
web…

Bernard Bel

Secrétaire de l’AFAR <https://afar.info>
Webmaster du por­tail « Naissance » <http://portail.naissance.asso.fr>

Jour J : tous les gestes « sécu­ri­té »

Adeline Laffitte.
Avec Christine Blanchot-Isola, sage-femme, du Collège natio­nal des
sages-femmes.

Parents, No. 428, octobre 2004, p.72–78

Valse de blouses blanches ou bleues, tuyaux, appa­reils… L’image que
l’on a d’un accou­che­ment est sou­vent dérou­tante, pour ne pas dire
inquié­tante. Pourtant, tout est fait pour assu­rer sécu­ri­té et confort
à la future maman et à son bébé. Une sur­veillance minu­tieu­se­ment
orches­trée par la sage-femme.

Contractions bien ryth­mées ou perte des eaux, ces signes vous ont
pous­sée, il y a quelques heures, tout droit vers l’hô­pi­tal ou la
cli­nique. Quelle que soit l’heure et le lieu, une équipe médi­cale est
là pour vous accueillir. Ensuite, ce qui va se pas­ser varie d’une
femme à une autre. D’un accou­che­ment à un autre. Et aus­si d’une
mater­ni­té à l’autre cha­cune fonc­tionne selon des pro­to­coles, cer­tains
plus rigides et contrai­gnants que d’autres. Elaborés parle méde­cin de
ser­vice, ils sont en quelque sorte le reflet de sa per­son­na­li­té et
expriment ses convic­tions medi­cates. Actuellement, on pri­vi­lé­gie
plu­tôt la prise en charge, ou « ges­tion active » de l’ac­cou­che­ment,
avec des pra­tiques sys­té­ma­tiques moni­to­ring en conti­nu, per­fu­sion
d’o­cy­to­cines, rup­ture de la poche des eaux, péri­du­rale et déli­vrance
diri­gée. Dans ces condi­tions, quelle est votre marge d’i­ni­tia­tive ?
Mieux vaut y avoir déjà réflé­chi ou avoir, au moins, ima­gi­né un
« pro­jet d’ac­cou­che­ment » qui trace tes grandes lignes de ce que vous
aime­riez vivre : avoir ta pos­si­bi­li­té de mar­cher, de bou­ger durant le
tra­vail, déci­der de la pose ou non d’une per­fu­sion, refu­ser
l’é­pi­sio­to­mie sys­té­ma­tique, etc. Discutez-en au préa­lable avec
l’é­quipe au cours des consul­ta­tions pré­na­tales, cela vous per­met­tra
d’ap­pré­cier leur degré de sou­plesse et de dis­po­ni­bi­li­té. Ainsi, le
jour venu, vous n’au­rez pas de sur­prise ou de décep­tion !

DES EXAMENS PAS SI ANODINS

Dans tous les cas, une sage-femme vous reçoit et effec­tue un pre­mier
exa­men pour s’as­su­rer que te tra­vail a com­men­cé et que va bien pour
vous. La ten­sion, d’a­bord. Son contrôle est cru­cial : si elle est
éle­vée, c’est le signe d’ap­pel d’une com­pli­ca­tion grave, la
pré-éclampsie, une situa­tion d’ur­gence dans laquelle un accou­che­ment
rapide, sinon une césa­rienne, s’im­pose. Ensuite, votre tem­pé­ra­ture. A
plus de 38°C, la sage-femme demande un bilan infec­tieux et appelle le
pédiatre car le bébé pour­rait être tou­ché. Dans ce cas, le méde­cin
met le nouveau-né sous sur­veillance, avec un trai­te­ment adap­té dès sa
nais­sance. Il arrive aus­si qu’on véri­fie votre poids. Des kilos pris
en trois ou quatre jours peuvent éga­le­ment indi­quer une
pré-éclampsie. Enfin, on recherche dans vos urines les taux de
glu­cose, d’al­bu­mine, de leu­co­cytes et de nitrites. Les trois der­niers
élé­ments tra­hissent une éven­tuelle infec­tion uri­naire. L’albumine
peut être un signe de pré-éclampsie. Le taux de glu­cose informe sur
un pos­sible dia­bète ges­ta­tion­nel dont l’une des prin­ci­pales
consé­quences est la nais­sance d’un gros bébé.

Puis vient l’exa­men obs­té­tri­cal. La sage-femme palpe votre ventre
pour esti­mer le poids de l’en­fant et s’as­su­rer de sa pré­sen­ta­tion
(tête en haut ou en bas) et, acces­soi­re­ment, car cela n’a rien de
grave, de sa posi­tion (dos tour­né à droite ou à gauche).

Le tou­cher vagi­nal per­met de voir où en est le tra­vail. Avec deux
doigts, la sage-femme per­çoit si le col est déjà mou, rac­cour­ci, ou
même déjà ouvert. Si c’est le cas et que vos contrac­tions sont
régu­lières, vous êtes admise en salle de pré-travail.

Dans cer­taines mater­ni­tés, on effec­tue sys­té­ma­ti­que­ment une
amnio­sco­pie. À l’aide d’un cône doté d’un verre gros­sis­sant, on
observe la cou­leur du liquide amnio­tique à tra­vers la mem­brane de la
poche des eaux. Il doit être clair. Sinon, c’est que le bébé a
relâ­ché des selles (du méco­nium). C’est sa façon de mon­trer qu’il n’a
pas été bien à un moment don­né. Il n’y a pas néces­sai­re­ment urgence
(un bébé sur quatre est entou­ré de liquide tein­té), mais il est
pré­fé­rable de le faire naître assez rapi­de­ment. Par pré­cau­tion.

DES CAPTEURS ULTRASENSIBLES

L’état du bébé et le vôtre, pen­dant l’ac­cou­che­ment, sont une
prio­ri­té. On vous place donc rapi­de­ment sous moni­to­ring. La
sage-femme pose les deux cap­teurs sur votre abdo­men. Certains
appa­reils dis­posent de cap­teurs internes, posés au plus près du bébé
par voie vagi­nale, mais seule­ment dans cer­tains cas. L’un d’eux
enre­gistre le rythme car­diaque foe­tal et l’autre, les contrac­tions
uté­rines. La mise en paral­lèle de ces deux tra­cés per­met d’ap­pré­cier
l’a­dap­ta­tion du bébé aux vagues de contrac­tions. A chaque fois, on
observe une dis­crète accé­lé­ra­tion, d’où des irré­gu­la­ri­tés de rythme
car­diaque, par­fai­te­ment nor­males : les bébés sont natu­rel­le­ment faits
pour sup­por­ter ces heures de tra­vail. Ce n’est que lorsque des
ralen­tis­se­ments se répètent qu’ils deviennent sus­pects et peuvent
annon­cer une souf­france foe­tale aiguë.

Vingt ou trente minutes d’en­re­gis­tre­ment suf­fisent. Ensuite, si vous
vous trou­vez tou­jours en salle de pré-travail, on vous lais­se­ra un
peu aller et venir. En revanche, si le col est dila­té de 4–5 cm, vous
pas­sez direc­te­ment en salle de tra­vail.

UNE SURVEILLANCE ACCRUE

Dans la plu­part des éta­blis­se­ments, il n’est plus ques­tion de vous
débran­cher du moni­to­ring. En effet, faute de per­son­nel, il assure la
sur­veillance à la place de la sage-femme qui gère plu­sieurs
moni­to­rings à la fois.
Néanmoins, l’Agence natio­nale pour l’ac­cré­di­ta­tion en san­té (ANAES)
a rap­pe­lé récem­ment qu’un moni­to­ring posé de manière inter­mit­tente
était aus­si sûr qu’un moni­to­ring en conti­nu. Cela per­met à la femme
de bou­ger un peu, car l’ac­cou­che­ment va cer­tai­ne­ment durer plu­sieurs
heures et l’im­mo­bi­li­sa­tion sur un lit peut se révé­ler, à la longue,
dou­lou­reuse et pénible.

En salle de tra­vail, on vous pose sou­vent une per­fu­sion dans le bras.
Certaines équipes se contentent de poser un cathé­ter pour avoir un
accès rapide à une veine, au cas où. Néanmoins, les mater­ni­tés où la
per­fu­sion est sys­té­ma­tique estiment que c’est néces­saire (voir
enca­dré): cette der­nière contient par­fois du sérum glu­co­sé pour vous
four­nir de l’éner­gie, mais sur­tout un liquide qui a pour effet de
com­pen­ser la baisse de ten­sion consé­cu­tive à la péri­du­rale. Via cette
per­fu­sion, on peut éga­le­ment injec­ter des médi­ca­ments (anti­bio­tiques,
par exemple). Assez fré­quem­ment, on y trouve aus­si des ocy­to­cines de
syn­thèse, qui miment l’ac­tion des hor­mones natu­relles sécré­tées lors
d’un accou­che­ment. Ce sont elles qui pro­voquent les contrac­tions.

Le temps s’é­coule. La dila­ta­tion du col pro­gresse au rythme moyen
d’un cen­ti­mètre par heure. Parfois, c’est plus rapide ou fran­che­ment
plus lent. Au final, il faut en moyenne dix à douze heures pour un
pre­mier bébé et de six à huit heures pour un second. La sage-femme
véri­fie à peu près toutes les heures l’a­van­cée du tra­vail. Sa seule
pré­sence assure l’es­sen­tiel de la sécu­ri­té d’un accou­che­ment. Elle
sait repé­rer les signes inquié­tants et prendre les bonnes déci­sions.
Elle favo­rise aus­si la « phy­sio­lo­gie », c’est-à-dire le bon dérou­le­ment
de l’ac­cou­che­ment. En vous aidant, par exemple, à vous ins­tal­ler dans
la posi­tion qui vous convient le mieux puis à en chan­ger – sans
débran­cher tous les cap­teurs du moni­to ! L’air de rien, cette
mobi­li­té est un fac­teur de sécu­ri­té. En bou­geant, aucun vais­seau
san­guin n’est com­pri­mé et le bébé est oxy­gé­né au mieux. Par ailleurs,
le fait de balan­cer son bas­sin, de pré­fé­rence en posi­tion ver­ti­cale,
faci­lite le tra­vail. La dila­ta­tion s’ef­fec­tue plus rapi­de­ment, elle
est moins dou­lou­reuse. Le bébé s’en­gage mieux, même s’il est gros. A
ce stade, envi­ron 4–5 cm de dila­ta­tion, l’anes­thé­siste peut, si vous
le sou­hai­tez, poser une péri­du­rale.

ENTRE DES MAINS EXPERTES

Une fois la per­fu­sion et, éven­tuel­le­ment, la péri­du­rale posée,
sou­vent la sage-femme rompt la poche des eaux. A l’aide d’une pince,
elle perce les mem­branes, pour que le liquide amnio­tique s’é­coule. Ce
geste accé­lère l’ac­cou­che­ment car les méde­cins craignent qu’un
tra­vail trop long soit plus dif­fi­cile à sup­por­ter pour le bébé comme
pour la maman. Le risque d’hé­mor­ra­gie de la déli­vrance en serait
aug­men­té.

Jusqu’à la fin, la sage-femme vous accom­pagne. Lorsque tout va bien -
la dila­ta­tion est com­plète, le bébé s’en­gage et des­cend dans le vagin
– c’est elle qui assure la nais­sance, comme dans 80% des
accou­che­ments. Si elle le juge néces­saire, elle pra­tique une
épi­sio­to­mie ‑inci­sion du péri­née – pour élar­gir le pas­sage. Mais
lorsque le bébé pré­sente des signes de fai­blesses ou que le tra­vail
s’ef­fec­tue avec irré­gu­la­ri­té, la sage-femme appelle l’obs­té­tri­cien.
Spécialiste des situa­tions déli­cates, il pos­sède la maî­trise des
manoeuvres et des ins­tru­ments obs­té­tri­caux.

S’il faut sor­tir un bébé déjà enga­gé, le plus sou­vent, il uti­li­se­ra
un for­ceps ou une ven­touse. Ces « extrac­tions ins­tru­men­tales » sont
aujourd’­hui par­fai­te­ment maî­tri­sées. Il s’a­git, pour le for­ceps, de
caler les deux cuillères de chaque côté du crâne puis de le tirer
avec dou­ceur mais fer­me­té vers la sor­tie, tout en res­pec­tant les
obs­tacles natu­rels de l’a­na­to­mie fémi­nine. La ven­touse, moins
fré­quente en France, se pré­sente comme une cupule souple qui adhère
par aspi­ra­tion au som­met du crane foe­tal. L’obstétricien tire ensuite
le câble de la ven­touse pour extraire le bébé. Des bleus peuvent
appa­raître sur la tête des nouveau-nés qui viennent ain­si au monde,
qu’il s’a­gisse d’un for­ceps ou d’une ven­touse, mais ils dis­pa­raî­tront
rapi­de­ment. Dans cer­taines situa­tions (un bébé un peu gros ou
« coin­cé » ou qui se pré­sente par le siège), l’obs­té­tri­cien pra­tique
des « manoeuvres », c’est-à-dire des gestes très pré­cis qui lui
per­mettent d’al­ler cher­cher le bébé et de l’ai­der à sor­tir. C’est
tout l’art obs­té­tri­cal.

Enfin, l’obs­té­tri­cien est aus­si chi­rur­gien et peut réa­li­ser une
césa­rienne au bloc opé­ra­toire, sou­vent tout proche. Notamment quand
le col n’est pas dila­té ou si le rythme car­diaque foe­tal est très
irré­gu­lier, mais aus­si en cas de stag­na­tion du tra­vail – rien ne se
passe depuis au moins deux heures – ou encore si le bébé ne des­cend
pas. En France, près de 18 % des bébés naissent ain­si.

Quand le tra­vail s’est bien dérou­lé et que le bébé est né par voie
basse, la déli­vrance est encore à venir. II s’a­git de l’ex­pul­sion du
pla­cen­ta. Environ dix a trente minutes après la nais­sance, les
contrac­tions reprennent afin de le décol­ler des parois de l’u­té­rus
aux­quelles il est soli­de­ment arri­mé.

PRÉVENIR L’HÉMORRAGIE DE LA DÉLIVRANCE

Au bout d’une demi-heure envi­ron, si le pla­cen­ta n’est pas sor­ti, la
sage-femme ou l’obs­té­tri­cien vont effec­tuer une « déli­vrance
arti­fi­cielle », sous anes­thé­sie péri­du­rale ou géné­rale ils vont
cher­cher le pla­cen­ta avec leur main. Les contrac­tions referment peu à
peu les vais­seaux res­tés ouverts. Un mas­sage du bas-ventre pro­di­gué
par la sage-femme peut éga­le­ment accé­lé­rer ce pro­ces­sus. Si vos
pertes san­guines paraissent impor­tantes, ou si le pla­cen­ta est
incom­plet, il faut effec­tuer une « révi­sion uté­rine ». Comme pour la
déli­vrance arti­fi­cielle, la sage-femme ou le méde­cin passe la main
contre la paroi de l’u­té­rus. De plus en plus, pour pré­ve­nir
l’hé­mor­ra­gie, on réa­lise des « déli­vrances diri­gées » : au moment où la
tête du bébé appa­raît, on injecte, dans votre fesse ou par voie
intra­vei­neuse, des ocy­to­cines de syn­thèse puis, dès la sor­tie du
bébé, la sage-femme tire fer­me­ment sur le cor­don. Ce pro­to­cole semble
per­mettre, d’a­près les études, une bonne pré­ven­tion de l’hé­mor­ra­gie.
Une fois la déli­vrance effec­tuée, vous res­tez encore deux heures en
salle de tra­vail. Et enfin, vous remon­tez, avec votre bébé et le
papa, dans votre chambre. Ça y est, vous aus­si vous pou­vez dire : «
 Tout s’est bien pas­sé ».

Texte Adeline Laffitte

Photos Frédérik Astier au centre hos­pi­ta­lier d’Arras

—–

Encarts et légendes des pho­tos :

LE TENSIOMÈTRE

La sage-femme prend votre ten­sion lorsque vous arri­vez à la
mater­ni­té. Puis, si vous êtes sous péri­du­rale, comme c’est le cas
ici, on la sur­veille en per­ma­nence, car l’anes­thé­sie entraîne une
baisse de ten­sion.

LA TEMPÉRATURE

Si vous avez plus de 38°C, c’est peut-être le signe annon­cia­teur
d’une infec­tion. Cela peut com­pro­mettre la pose de la péri­du­rale. Il
faut éga­le­ment pré­voir des exa­mens com­plé­men­taires et trou­ver le
trai­te­ment adap­té.

LE MONITORING

Présent dans toute salle de nais­sance, et de pré-travail, il assure
la sur­veillance du foe­tus en enre­gis­trant son rythme car­diaque. Au
cours de l’ac­cou­che­ment, il enre­gistre éga­le­ment les actions de
l’u­té­rus et per­met d’ap­pré­cier l’a­dap­ta­tion du bébé au tra­vail.

LA RUPTURE DES MEMBRANES

Après la péri­du­rale et la mise en place de la per­fu­sion, la
sage-femme rompt la poche des eaux à l’aide d’une pince.
Un geste indo­lore qui accé­lère le tra­vail.

LA PERFUSION

Reliée à un sachet de sérum glu­co­sé, elle vous apporte nutri­ments et
éner­gie, car la plu­part des mater­ni­tés n’au­to­risent pas les femmes à
man­ger en cours d’ac­cou­che­ment. N’hésitez pas à prendre des forces
quand vous êtes encore chez vous !

LA PÉRIDURALE

Si vous la deman­dez, un anes­thé­siste vien­dra vous la poser. On
dés­in­fecte d’a­bord votre dos, puis le méde­cin insère son aiguille
dans l’es­pace péri­du­ral. Il ins­talle ensuite un cathé­ter au tra­vers
duquel il pro­gramme la dif­fu­sion conti­nue des pro­duits anes­thé­siants.

L’EXPULSION

Un grand moment pour les parents comme pour l’é­quipe médi­cale !

Réactions à titre personnel (sur liste Re-Co-Naissances)

Cécile Loup

http://fr.groups.yahoo.com/group/Re-Co-Naissances/message/1810

Merci de nous avoir fait pas­ser cet article ;-

J’ai un peu envie de dire, on pour­rait repondre a grand coup
de refe­rences scien­ti­fiques, mais a quoi bon, puisque cet article
est base sur autre chose.

A la pre­miere lec­ture c’est la forme sty­lis­tique qui parle
le plus. l’ar­ticle est ecrit au present de l’in­di­ca­tif dans
l’af­fir­ma­tif, du debut a la fin. Il est ega­le­ment entie­re­ment
deper­son­na­lise. La femme en couche ne fait rien, stric­te­ment rien,
pas une phrase qui ne lui donne l’oc­ca­sion d’a­gir. Par contre « on »
lui fait ceci-cela, a la rigueur « on » la laisse bou­ger un peu. « On »
« la laisse », autre­ment dit elle a l’au­to­ri­sa­tion de. Si le mot
sage-femme appa­rait un peu timi­de­ment au debut du texte, il se
noit tres vite dans l’im­per­son­nel du « on ». « On » ne sait
plus tres bien si « on » est une per­sonne humaine ou une machine,
parle-t-« on » de la sage-femme, du moni­to­ring, du ten­sio­metre ?
Meme la sage-femme semble n’etre plus qu’une machine char­gee
d’in­ter­pre­ter d’autres machines ou tests divers. Dans le texte
les machines et ins­tru­ments ont la meme valeur que le « on ».
La femme en couche elle a une valeur moindre puis­qu’elle
n’ap­pa­rait jamais en sujet d’une phrase. Quant a l’en­fant et
au pere …

La seule fois ou une phrase indique une pos­si­bi­lite d’ac­tion de
la femme en couche est qu’elle devrait faire un pro­jet d’ac­cou­che­ment
pour evi­ter de devoir se plier entie­re­ment au pro­to­cole decide
par le chef de ser­vice. Mais il est clair que le jour de
l’ac­cou­che­ment elle n’a aucun choix, « on » lui fait, sans dis­cus­sion.

Pourquoi cher­cher des refe­rences scien­ti­fiques (il y en a a la
pelle) puisque l’ar­ticle lui-meme dit clai­re­ment que les pro­to­coles
ne reposent pas neces­sai­re­ment sur des don­nees de mede­cine fac­tuelle ?
Comment l’ar­ticle dit-il cela ? Simplement en signi­fiant les
dif­fe­rences de pro­to­coles d’une mater­nite a l’autre sans aucune
jus­ti­fi­ca­tion medi­cale …

Un article somme toute assez fidele a la rea­lite de la pra­tique
obs­te­tri­cale en France, inhu­maine, robo­ti­see… sous pre­texte de
sau­ver des vies, bien enten­du.

Cecile Loup

Françoise Bardes, sage-femme

http://fr.groups.yahoo.com/group/Re-Co-Naissances/message/1841
L’article du maga­zine Parent inti­tule le jour J tous les gestes
« sécu­rite », nous fait un jus dou­ceatre ren­for­cant les gestes habi­tuels et
rou­ti­niers sous pre­texte de secu­rite, cette tarte a la creme empoi­son­nee
qui fait plier toute femme sou­cieuse de sa secu­rite ou de celle de son
enfant. Et pour­tant nombre des gestes decrits ici n’ont sou­vent guere
d’in­te­ret du point de vue de la secu­rite comme on peut le lire dans les
recherches evi­dence based dans la cochrane library:www.cochrane.org mais
aus­si dans med­line, ou en Francais sur le site de l’afar:www.afar.info,
comme aus­si dans les Dossiers de l’obs­te­trique!!!

Je reprends donc un cer­tain nombre de points de cet article, et sou­hai­tant
que ce maga­zine fasse un revi­re­ment serieux sur sa ligne edi­to­riale : quel
inter­et y‑a-t-il a res­sas­ser ces contre-verites ? n’est-il pas temps a
l’ins­tar de nos amis d’outre-manche de ren­ver­ser la vapeur et enfin
infor­mer plu­tot que desin­for­mer les futurs parents. Actuellement en
Angleterre il n’est plus auto­ri­sé de publier de tels ina­nites sous peine de
la loi : il n’est plus auto­rise de dire par exemple que la nais­sance a la
mai­son est plus dan­ge­reuse que la nais­sance a l’ho­pi­tal… Alors a bien­tot
une infor­ma­tion serieuse de la part des medias qui se penchent sur la
nais­sance ?

> Valse de blouses blanches ou bleues, tuyaux, appa­reils… L’image que
> l’on a d’un accou­che­ment est sou­vent dÈroutante, pour ne pas dire
> inquiÈtante. Pourtant, tout est fait pour assu­rer sÈcuritÈ et confort
> ý la future maman et ý son bÈbÈ. Une sur­veillance minu­tieu­se­ment
> orchestrÈe par la sage-femme.

Dire que la sur­veillance de la sage-femme est minu­tieu­se­ment orches­tree
c’est sous-estimer com­ple­te­ment la satu­ra­tion de tra­vail que vivent les
sages femmes aujourd’­hui : elles sont debor­dees et font de leur mieux au
moment ou elles peuvent. De plus s’agit-il vrai­ment de sur­veillance ? Est-ce
le maitre mot pour le confort ? Et pour la secu­rite ?

> Dans ces condi­tions, quelle est votre marge d’i­ni­tia­tive ?
> Mieux vaut y avoir dÈjý rÈflÈchi ou avoir, au moins, imaginÈ un
> « pro­jet d’ac­cou­che­ment » qui trace tes grandes lignes de ce que vous
> aime­riez vivre : avoir ta possibilitÈ de mar­cher, de bou­ger durant le
> tra­vail, dÈcider de la pose ou non d’une per­fu­sion, refu­ser
> l’Èpisiotomie systÈmatique, etc. Discutez-en au prÈalable avec
> l’Èquipe au cours des consul­ta­tions prÈnatales, cela vous per­met­tra
> d’apprÈcier leur degrÈ de sou­plesse et de disponibilitÈ. Ainsi, le
> jour venu, vous n’au­rez pas de sur­prise ou de dÈception !

La encore s’agit-il vraie­ment seule­ment de cela ? Devons nous seule­ment
per­mettre aux femmes de per­ce­voir l’am­biance de la mater­nite afin de ne pas
etre sur­prise ou decues par la mater­nite qu’elles n’ont meme peut-etre pas
choi­sie ?

> Enfin, on recherche dans vos urines les taux de
> glu­cose, d’al­bu­mine, de leu­co­cytes et de nitrites. Les trois der­niers
> ÈlÈments tra­hissent une Èventuelle infec­tion uri­naire. L’albumine
> peut Ítre un signe de prÈ-Èclampsie. Le taux de glu­cose informe sur
> un pos­sible diabËte ges­ta­tion­nel dont l’une des prin­ci­pales
> consÈquences est la nais­sance d’un gros bÈbÈ.

Le sur­veillance du poids comme de la gly­co­su­rie ne pre­sentent deja qu’un
inter­et rela­tif en cours de gros­sesse. La prise de poids est un signal
d’a­larme si asso­cie a d’autres signes. Ce n’est pas une rai­son suf­fi­sante
en cours de tra­vail pour prendre une quelc­quonque deci­sion. Quand a la
gly­co­su­rie, cette fuite uri­naire du sucre est une sau­ve­garde appre­ciable
anti-poids pour la patiente, mais ne signe que rare­ment un dia­bete
ges­ta­tion­nel dont il n’est plus temps de se preo­cu­per lors de
l’ac­cou­che­ment.

> L’Ètat du bÈbÈ et le vÙtre, pen­dant l’ac­cou­che­ment, sont une
> prioritÈ. On vous place donc rapi­de­ment sous moni­to­ring.

Ce pre­mier geste est la pre­miere rai­son de vous faire tenir allon­gee sur le
lit, ce qui n’a sans doute jamais ete votre posi­tion lorsque vous etiez
libre de vos mou­ve­ments a la mai­son. Cette posi­tion aug­mente les risques
d’a­no­ma­lies du rythme foe­tal, ain­si que l’in­ten­site des sen­sa­tions
dou­lou­reuses liees aux contrac­tions. Il serait donc tres impor­tant que la
sage-femme s’en­quiere d’a­bord de la posi­tion qui vous convient le mieux
avant de vous faire allon­ger brie­ve­ment pour faci­li­ter la pose des
cap­teurs, pour ensuite vous encou­ra­ger a reprendre la posi­tion qui
vous convient le
mieux.

> Dans la plu­part des Ètablissements, il n’est plus ques­tion de vous
> dÈbrancher du moni­to­ring. En effet, faute de per­son­nel, il assure la
> sur­veillance ý la place de la sage-femme qui gËre plu­sieurs
> moni­to­rings ý la fois.

Oui en effet la sage-femme gere des moni­to­rings… Elle n’ac­com­pagne plus
les femmes ou les couples.…

> En salle de tra­vail, on vous pose sou­vent une per­fu­sion dans le bras.
> Certaines Èquipes se contentent de poser un cathÈter pour avoir un
> accËs rapide ý une veine, au cas o˜. NÈanmoins, les maternitÈs o˜ la
> per­fu­sion est systÈmatique estiment que c’est nÈcessaire (voir
> encadrÈ): cette derniËre contient par­fois du sÈrum glucosÈ pour vous
> four­nir de l’Ènergie, mais sur­tout un liquide qui a pour effet de
> com­pen­ser la baisse de ten­sion consÈcutive ý la pÈridurale.

On com­prend donc que cette per­fu­sion n’a pas de jus­ti­fi­ca­tion lors­qu’une
femme ne desire pas de per­idu­rale.

> Via cette
> per­fu­sion, on peut Ègalement injec­ter des mÈdicaments (anti­bio­tiques,
> par exemple).
> Assez frÈquemment, on y trouve aus­si des ocy­to­cines de
> synthËse, qui miment l’ac­tion des hor­mones natu­relles sÈcrÈtÈes lors
> d’un accou­che­ment. Ce sont elles qui pro­voquent les contrac­tions.

La for­mule est jolie. Le syn­to­ci­non se trouve la tout a fait par hasard!!!
C’est d’ailleurs si natu­rel qu’on oublie d’en infor­mer la femme!!!

> Elle favo­rise aus­si la « phy­sio­lo­gie », c’est-ý-dire le bon dÈroulement
> de l’ac­cou­che­ment. En vous aidant, par exemple, ý vous ins­tal­ler dans
> la posi­tion qui vous convient le mieux puis ý en chan­ger – sans
> dÈbrancher tous les cap­teurs du moni­to !

Oui apres avoir empeche toute vel­leite de mou­ve­ment par divers bran­che­ments
elle vient vous mobi­li­ser!!!!

> Une fois la per­fu­sion et, Èventuellement, la pÈridurale posÈe,
> sou­vent la sage-femme rompt la poche des eaux. A l’aide d’une pince,
> elle perce les mem­branes, pour que le liquide amnio­tique s’Ècoule. Ce
> geste accÈlËre l’ac­cou­che­ment car les mÈdecins craignent qu’un
> tra­vail trop long soit plus dif­fi­cile ý sup­por­ter pour le bÈbÈ comme
> pour la maman.

LA rup­ture de la poche des eaux est un geste intru­sif de plus . On sait que
chaque geste intru­sif peut gener la femme (Niven 1994 : Coping with labor
pain
the role of the miwife. Midwives, research and child­birth, Vol 3, Chapman
et
Hall). De plus ce geste ne fait gagner qu’une heure de tra­vail en moyenne,
alors que la sen­sa­tion dou­lou­reuse des contrac­tions en est
aug­men­tee (Johnson et al 1997, British jour­nal of Obstetrics and gyne­co­lo­gy
104, p.340–346). Ce geste aug­mente par ailleurs les ano­ma­lies du rythme
car­diaque foe­tal.

> Jusqu’ý la fin, la sage-femme vous accom­pagne. Lorsque tout va bien -
> la dila­ta­tion est complËte, le bÈbÈ s’en­gage et des­cend dans le vagin
> – c’est elle qui assure la nais­sance, comme dans 80% des
> accou­che­ments.

Malheureusement les chiffres pour les pri­mi­pares sont net­te­ment moins bons.
Les cesa­riennes sont deja a 18% et le for­ceps a 20 % en France!!!

> Si elle le juge nÈcessaire, elle pra­tique une
> Èpisiotomie ‑inci­sion du pÈrinÈe – pour Èlargir le pas­sage.

Donc c’est une sage-femme qui n’a pas lu les publi­ca­tions qui montrent que
l’e­pi­sio­to­mie ne pre­sente aucun avan­tage, et que la loi lui impose de vous
deman­der votre avis (voir site https://afar.info)

> S’il faut sor­tir un bÈbÈ dÈjý engagÈ, le plus sou­vent, il uti­li­se­ra
> un for­ceps ou une ven­touse. Ces « extrac­tions ins­tru­men­tales » sont
> aujourd’­hui par­fai­te­ment maÓtrisÈes. Il s’a­git, pour le for­ceps, de
> caler les deux cuillËres de chaque cÙtÈ du cr’ne puis de le tirer
> avec dou­ceur mais fermetÈ vers la sor­tie, tout en res­pec­tant les
> obs­tacles natu­rels de l’a­na­to­mie fÈminine.

le for­ceps est notoi­re­ment connu malgre sa dou­ceur et le res­pect de
l’a­na­to­mie femi­nine pour pro­vo­quer des atteintes graves du per­inee()

> ReliÈe ý un sachet de sÈrum glucosÈ, elle vous apporte nutri­ments et
> Ènergie, car la plu­part des maternitÈs n’au­to­risent pas les femmes ý
> man­ger en cours d’ac­cou­che­ment. N’hÈsitez pas ý prendre des forces
> quand vous Ítes encore chez vous !

On sait que le jeune aug­mente la sen­sa­tion de dou­leur (cir­cu­la­tion de
sero­to­nine). Une expe­rience faite a l’ho­pi­tal de New York (1987) montre que
le jeune aug­mente le nombre de for­ceps et cesa­riennes de 35% (Ludka fas­ting
during labour. In pro­cee­dings of Midwives 21st International Congress.
Hagues ICM 26 August : p.41–44)

La per­fu­sion de lactate-ringer, qui est la solu­tion de per­fu­sion de
rem­plis­sage vei­neux avant pose de per­idu­rale, n’ap­porte aucun nutri­ment
contrai­re­ment au glu­cose (per­fu­sion gene­ra­le­ment uti­li­see en dehors de pose
de per­idu­rale).

Francoise BArdes sage femme

Blandine Poitel

http://fr.groups.yahoo.com/group/Re-Co-Naissances/message/1866

> Valse de blouses blanches ou bleues, tuyaux, appa­reils… L’image que
> l’on a d’un accou­che­ment est sou­vent dérou­tante, pour ne pas dire
> inquié­tante. Pourtant, tout est fait pour assu­rer sécu­ri­té et confort
> à la future maman et à son bébé. Une sur­veillance minu­tieu­se­ment
> orches­trée par la sage-femme.

*********** Affirmation péremp­toire sans rien pour l’é­tayer. Le « bal­let » de
blouses n’as­sure pas la sécu­ri­té des femmes, nos chiffres en matière de
mor­ta­li­té foe­to mater­nelle l’at­testent (voir
http://www.arhmip.fr/inter/docs%5Csn_fin.pdf).

En France, depuis une dizaine d’an­nées au moins, nous bat­tons tous les records
d’hé­mor­ra­gies mor­telles du post par­tum en Europe : au moins le double des autres
pays occi­den­taux (rap­port du Comité National sur la Mortalité mater­nelle :
http://www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/maternite/rapport1.htm,
Wildman K, Bouvier-Colle MH. Maternal mor­ta­li­ty as an indi­ca­tor of obs­te­tric
care in Europe. Br J Obstet Gynaecol 2004;111:164–9, Coeuret-Pellicer M,
Bouvier-Colle MH, Salanave B. Les causes obs­té­tri­cales de décès expliquent-elles
les dif­fé­rences de mor­ta­li­té mater­nelle entre la France et l’Europe ? J Gynecol
Obstet Biol Reprod 1999;28:62–8) …
et pour­tant le bal­let de blouses blanches s’est res­ser­ré de plus en plus autour
de la femme enceinte et de son enfant nais­sant … bilan : des pro­to­coles de
plus en plus stricts, des petites mater­ni­tés fer­mées à tour de bras, une
concen­tra­tion des femmes en accou­choir de 4000/5000 accou­che­ments par an, pas de
mai­sons de nais­sance, les sages femmes libé­rales pra­ti­quant l’AAD ligo­tées …
et tou­jours autant de décès foe­to mater­nels en couches, notam­ment par hémor­ra­gie
du post par­tum. Cherchez l’er­reur.

Quant au confort, c’est tel­le­ment risible quand on sait qu’on atter­rit sur une
table dure, étroite dans un endroit qui a tout de la salle d’o­pé­ra­tions, et ce
durant des heures, avec pour seul accom­pa­gne­ment le bip bip du moni­to­ring …
*****************

>
> Contractions bien ryth­mées ou perte des eaux, ces signes vous ont
> pous­sée, il y a quelques heures, tout droit vers l’hô­pi­tal ou la
> cli­nique. Quelle que soit l’heure et le lieu, une équipe médi­cale est
> là pour vous accueillir. Ensuite, ce qui va se pas­ser varie d’une
> femme à une autre. D’un accou­che­ment à un autre. Et aus­si d’une
> mater­ni­té à l’autre cha­cune fonc­tionne selon des pro­to­coles, cer­tains
> plus rigides et contrai­gnants que d’autres. Elaborés par le méde­cin de
> ser­vice, ils sont en quelque sorte le reflet de sa per­son­na­li­té et
> expriment ses convic­tions medi­cales.

************** Merci de le dire. Donc rien de bien scien­ti­fique dans l’his­toire,
puisque ce sont les croyances (euh, par­don, convic­tions) de Monsieur le Docteur
en Chef qui priment … Donc ce qui veut dire aus­si que tous ces pro­to­coles
pré­ten­du­ment sécu­ri­taires ne le sont pas, puis­qu’ils varient selon les croyances
(euh .. convic­tions) de celui qui gère le ser­vice. **************

> Actuellement, on pri­vi­lé­gie plu­tôt la prise en charge, ou « ges­tion active » de
l’ac­cou­che­ment,
> avec des pra­tiques sys­té­ma­tiques moni­to­ring en conti­nu, per­fu­sion
d’o­cy­to­cines, rup­ture de > la poche des eaux, péri­du­rale et déli­vrance diri­gée.

***************** C’est un euphé­misme. On ne pri­vi­lé­gie pas : ON IMPOSE.
Nombre de pra­ti­ciens autour de la nais­sance semblent oublier la loi
(http://fraternet.org/afar/loi-article1111-4CSP.htm), et le Code de Déontologie
Médicale (http://www.web.ordre.medecin.fr/deonto/decret/codedeont.pdf, [véri­fi­ca­tion 2012 : voir http://www.conseil-national.medecin.fr/groupe/17/tous] articles
34, 35, 36, 36, 37, 40 notam­ment), qui OBLIGENT à INFORMER de façon hon­nête,
loyale, claire et appro­priée le patient, et A RESPECTER SA DECISION de subir ou
pas .…
Sans comp­ter que nombre de ces pra­tiques inva­sives, contrai­gnantes voire
dou­lou­reuses n’ont pas démon­tré leur supé­rio­ri­té par rap­port au res­pect de la
phy­sio­lo­gie, bien au contraire
(voir : la clas­si­fi­ca­tions des pra­tiques autour de la nais­sance de l’OMS :
http://www.who.int/reproductive-health/publications/French_MSM_96_24/MSM_96_24_c
hapter6.fr.html

où il est très facile de consta­ter que la grande majo­ri­té de nos pra­tiques
obs­té­tri­cales fran­çaises se situent soit dans les « Pratiques fré­quem­ment
uti­li­sées à tort » ou plus grave, dans les « Pratiques qui sont à l’é­vi­dence
nocives ou inef­fi­caces et qu’il convient d’é­li­mi­ner » … voir aus­si le guide de
réfé­rence en Anglerre sur les pra­tiques obs­té­tri­cales « A guide to effec­tive
cares in pre­gnan­cy and child­birth » :
http://www.maternitywise.org/guide/)

Donc ces pra­tiques per­durent contre la loi, contre le code de déon­to­lo­gie,
contre « l’Evidence based Medicine » (une approche qui s’ef­force de fon­der autant
que pos­sible, les déci­sions cli­niques sur les don­nées scien­ti­fiques les plus
solides (preuves) issues de la recherche médi­cale. Ces preuves pro­viennent
d’é­tudes cli­niques sys­té­ma­tiques telles que des essais contrôles ran­do­mi­sés, des
méta-analyses, éven­tuel­le­ment des études trans­ver­sales ou de sui­vi bien
construites) et contre les recom­man­da­tions inter­na­tio­nales émises par l’OMS.
*******************

> Dans ces condi­tions, quelle est votre marge d’i­ni­tia­tive ?
> Mieux vaut y avoir déjà réflé­chi ou avoir, au moins, ima­gi­né un
> « pro­jet d’ac­cou­che­ment » qui trace tes grandes lignes de ce que vous
> aime­riez vivre : avoir ta pos­si­bi­li­té de mar­cher, de bou­ger durant le
> tra­vail, déci­der de la pose ou non d’une per­fu­sion, refu­ser
> l’é­pi­sio­to­mie sys­té­ma­tique, etc. Discutez-en au préa­lable avec
> l’é­quipe au cours des consul­ta­tions pré­na­tales, cela vous per­met­tra
> d’ap­pré­cier leur degré de sou­plesse et de dis­po­ni­bi­li­té. Ainsi, le
> jour venu, vous n’au­rez pas de sur­prise ou de décep­tion !

*********Je ne com­prends pas. D’un côté « on » tente de nous expli­quer par A + B
que tout ce qu’on impose (mul­tiples exa­mens, posi­tion cou­chée à plat dos,
per­fu­sion, péri­du­rale, ocy­to­ciques, épi­sio­to­mie .…) à la femme en tra­vail est
pour son bien, sa sécu­ri­té, celle de son enfant. C’est INDISPENSABLE : voi­là ce
qui est omni­pré­sent dans le texte. Dans ce cadre là, remettre donc en cause ces
contraintes serait se mettre en dan­ger, mettre en dan­ger son enfant, non ? C’est
la conclu­sion logique et sous enten­due de l’ar­ticle : tout est fait pour la
« sécu­ri­té » de l’en­fant nais­sant, de la mère, donc … le refu­ser c’est prendre
des risques incon­si­dé­rés … Ou alors .….….

Ou alors si il y a des cri­tères de « convic­tion » du méde­cin, de « sou­plesse » et de
« dis­po­ni­bi­li­té » de l’é­quipe médi­cale qui entrent en jeu, c’est que la sécu­ri­té
de la mère et de l’en­fant n’ont pas grand chose à voir avec ces contraintes
impo­sées. Si la pré­sence ou l’ab­sence de ces contraintes dépend de convic­tions,
tolé­rance, ouver­ture d’es­prit, auto­no­mie par rap­port à des pro­to­coles, temps
qu’on peut ou pas accor­der à telle ou telle femme … alors :

A/ Ces contraintes sont des pro­to­coles qui n’ont pas de base scien­ti­fique et
médi­cale jus­ti­fiée et assise par les études, pro­to­coles qui sont là pour, en
codi­fiant les gestes des soi­gnants, sim­pli­fier leur tra­vail tout en les
pro­té­geant au niveau médico-légal, leur faire gagner du temps et gérer plu­sieurs
femmes en tra­vail en même temps,
C’est d’ailleurs ce qu’il faut entendre par « ges­tion active du tra­vail », un
concept inven­té dans les années 1970 au National mater­ni­ty Hospital de Dublin
pour dési­gner des pro­cé­dures mises en place suite à la fer­me­ture des petites
mater­ni­tés (voir http://portail.naissance.asso.fr/docs/active-management-en.htm).

B/ Conclusion logique et impi­toyable : pas un mot de l’ar­ticle n’est vrai. Ou
plu­tôt il ne raconte QUE la rou­tine du soi­gnant face à une femme en tra­vail,
rou­tine expli­quée par « la sécu­ri­té » de la mère et de l’en­fant afin de « faire
pas­ser la pilule » et impo­ser des gestes et pro­to­coles qui ne se jus­ti­fient pas
au vu de cet unique cri­tère – la sécu­ri­té -, et hors situa­tion patho­lo­gique -
spon­ta­née ou INDUITE – .…

Donc … Deuxième conclu­sion logique et impi­toyable :

L’ACCOUCHEMENT APPARTIENTLA FEMME QUI ACCOUCHERIEN NE JUSTIFIE
D’INTERVENIR QUAND RIEN N’APPELLE A UNE INTERVENTION. Son auto­no­mie et sa
sécu­ri­té n’ont pas à être tri­bu­taires de « convic­tions intimes », pro­to­coles,
sou­plesse et dis­po­ni­bi­li­té du per­son­nel soi­gnant.

LEGALEMENT :
Ces condi­tions ne sont donc que le reflet et de la poli­tique péri­na­tale qui va à
l’en­contre des buts recher­chés, et des croyances et mythes qui fleu­rissent
tel­le­ment drus autour de l’en­fan­te­ment. Mais la femme qui accouche, l’en­fant qui
naît ont des DROITS. Indépendamment de la poli­tique, indé­pen­dam­ment des
croyances du chef de ser­vice.

LA LOI EXISTE.
La loi dit qu’on peut accep­ter ou refu­ser. Qu’il n’y a RIEN D’OBLIGATOIRE.
Voir :
L’information et le consen­te­ment du patient, sur :
http://www.legifrance.gouv.fr/

Que la manière de vivre ou subir son accou­che­ment soit tri­bu­taire des « lubies »
et « croyances » qu’un chef de ser­vice a impri­mé a son ser­vice me semble hau­te­ment
anor­mal et inac­cep­table. Un accou­che­ment n’est pas une lote­rie. L’hopital est au
ser­vice du patient, et non l’in­verse …

Concernant le PROJET D’ACCOUCHEMENT, voir sur :
http://perinatalite.chez.tiscali.fr/projet-accouchement.htm [lien non valide/2012. Voir main­te­nant sur http://www.projetdenaissance.com/]

http://users.swing.be/carrefour.naissance/Articles/refl/notrePN.htm

*******************

>
> DES EXAMENS PAS SI ANODINS
>
> Dans tous les cas, une sage-femme vous reçoit et effec­tue un pre­mier
> exa­men pour s’as­su­rer que te tra­vail a com­men­cé et que va bien pour
> vous. La ten­sion, d’a­bord. Son contrôle est cru­cial : si elle est
> éle­vée, c’est le signe d’ap­pel d’une com­pli­ca­tion grave, la
> pré-éclampsie, une situa­tion d’ur­gence dans laquelle un accou­che­ment
> rapide, sinon une césa­rienne, s’im­pose.

> Ensuite, votre tem­pé­ra­ture. A plus de 38°C, la sage-femme demande un bilan
infec­tieux et
> appelle le pédiatre car le bébé pour­rait être tou­ché. Dans ce cas, le méde­cin
> met le nouveau-né sous sur­veillance, avec un trai­te­ment adap­té dès sa
> nais­sance. Il arrive aus­si qu’on véri­fie votre poids. Des kilos pris
> en trois ou quatre jours peuvent éga­le­ment indi­quer une pré-éclampsie.

> Enfin, on recherche dans vos urines les taux de glu­cose, d’al­bu­mine, de
leu­co­cytes et de
> nitrites. Les trois der­niers élé­ments tra­hissent une éven­tuelle infec­tion
uri­naire. L’albumine
> peut être un signe de pré-éclampsie. Le taux de glu­cose informe sur un
pos­sible dia­bète
> ges­ta­tion­nel dont l’une des prin­ci­pales consé­quences est la nais­sance d’un
gros bébé.

*********Un gros bébé : c’est quoi un « gros » bébé » ???? Actuellement, on
déclenche avant terme pour évi­ter « un gros bébé » .… mais c’est quoi qui est le
plus gros chez un bébé ? Sa tête … et y’a-t-il une si grosse dif­fé­rence de
péri­mètre crâ­nien entre un bébé de 3,5 kg et un bébé de 4,2 kg par exemple ? Il
y a bien sûr aus­si les épaules. Mais .… le « coin­çage » du bébé à la tête ou aux
épaules aurait il vrai­ment lieu si la mère n’é­tait pas cou­chée à plat dos ? Un
récent col­loque à Nantes sem­blait dire que pas un coin­çage aux épaules ne
résiste à une posi­tion « à quatre pattes » de la maman .…
Et puis … n’est il pas fran­che­ment tard, bien trop tard, au moment de
l’ac­cou­che­ment de dépis­ter un éven­tuel dia­bète ges­ta­tion­nel ? Trop tard et même
fran­che­ment incon­gru ?******

>
> Puis vient l’exa­men obs­té­tri­cal. La sage-femme palpe votre ventre
> pour esti­mer le poids de l’en­fant et s’as­su­rer de sa pré­sen­ta­tion
> (tête en haut ou en bas) et, acces­soi­re­ment, car cela n’a rien de
> grave, de sa posi­tion (dos tour­né à droite ou à gauche).
>
> Le tou­cher vagi­nal per­met de voir où en est le tra­vail. Avec deux
> doigts, la sage-femme per­çoit si le col est déjà mou, rac­cour­ci, ou
> même déjà ouvert. Si c’est le cas et que vos contrac­tions sont
> régu­lières, vous êtes admise en salle de pré-travail.
>
> Dans cer­taines mater­ni­tés, on effec­tue sys­té­ma­ti­que­ment une
> amnio­sco­pie. À l’aide d’un cône doté d’un verre gros­sis­sant, on
> observe la cou­leur du liquide amnio­tique à tra­vers la mem­brane de la
> poche des eaux. Il doit être clair.

************* ques­tion : et dans les mater­ni­tés où on ne le pra­tique pas, les
bébés meurent ?
Non … parce que y’a pas besoin de l’am­nio­sco­pie pour détec­ter une souf­france
foe­tale. Examen inva­sif de plus, sou­mis aux lubies de la poli­tique médico-légale
de la mater­ni­té, et aux contin­gences finan­cières de l’hos­to… ***************

> Sinon, c’est que le bébé a relâ­ché des selles (du méco­nium). C’est sa façon de
mon­trer qu’il > n’a pas été bien à un moment don­né. Il n’y a pas néces­sai­re­ment
urgence
> (un bébé sur quatre est entou­ré de liquide tein­té), mais il est
> pré­fé­rable de le faire naître assez rapi­de­ment. Par pré­cau­tion.

*************Il fau­drait savoir. Ou c’est une urgence, ou cela ne l’est pas.

Et il y a « eaux tein­tées » et « eaux tein­tées » … entre des eaux troubles, et une
purée de méco­nium … il y a comme qui dirait une marge.
Un bébé sur 4 baigne dans du « liquide tein­té ».
Qu’est ce que cela recouvre ?
D’où sort ce chiffre ?
Il me semble effa­rant qu’un quart des foe­tus naissent avec des eaux tein­tées
.… un foe­tus lâche son méco­nium quand il y a défaut d’oxy­gé­na­tion et cela est
signa­lé par des troubles du rythme car­diaque.
Un bébé sur 4 baigne dans du liquide tein­té. Mais quand ? au pre­mier exa­men ? Ou
après des heures de tra­vail où la maman est allon­gée à plat dos …
… son uté­rus gra­vide com­pri­mant les vais­seaux san­guins qui ali­mentent le
foe­tus en oxy­gène (donc le foe­tus est moins bien oxy­gé­né),
… la poche des eaux per­cée (aug­men­ta­tion des risques de souf­frances foe­tales,
voir réfé­rences don­nées par F.Bardes dans sa réponse),
… sous péri­du­rale (les pro­duits de la péri­du­rale sont sus­cep­tibles aus­si
d’aug­men­ter les souf­frances foe­tales voir Dossiers de l’Obstétrique n°255 (1997)
– La médi­ca­li­sa­tion de la nais­sance en ques­tion),
… et sous ocy­to­ciques pour com­pen­ser la péri­du­rale (même risques de
souf­frances foe­tales, voir le VIDAL : « mises en garde et pre­cau­tions d’emploi :
… ce médi­ca­ment doit être uti­li­sé par per­fu­sion IV et sous controle medi­cal
très strict. Il est indis­pen­sable de moni­to­rer l’ac­ti­vi­té de l’u­té­rus et l’é­tat
du foe­tus du début à la fin de l’ac­cou­che­ment, pour pré­ve­nir une souf­france
foe­tale ou une hyper­to­nie uté­rine réver­sibles à l’ar­rêt du trai­te­ment. » )
????????

Car du liquide tein­té, en hôpi­tal, c’est panique à bord, césa­rienne ou
extrac­tion ins­tru­men­tale. Or que je sache, si il y a plus de 30% (chiffres
INSERM 98) d’in­ter­ven­tions (extrac­tions ou césa­riennes) pour faire sor­tir le
bébé rapi­de­ment, une majo­ri­té de ces inter­ven­tions n’a pas lieu à l’ar­ri­vée de
la par­tu­riente. Donc … le quart de bébés qui bai­gne­rait dans du liquide tein­té
le ferait en cours ou en fin de tra­vail … CQFD .….….
Le risque est que le bébé ait inha­lé le liquide tein­té – en effet, si les
condi­tions qui ont pro­vo­quées l’é­mis­sion du méco­nium per­durent ou
s’in­ten­si­fient, le manque d’oxy­gé­na­tion induit la pre­mière res­pi­ra­tion … ce
qui peut être dra­ma­tique si le foe­tus baigne dans des eaux tein­tées : les
par­ti­cules de méco­nium vont se loger aux fond des alvéoles pul­mo­naires, pou­vant
les endom­ma­ger sérieu­se­ment et induire des détresses res­pi­ra­toires à la
nais­sance.**************

>
> DES CAPTEURS ULTRASENSIBLES
>
> L’état du bébé et le vôtre, pen­dant l’ac­cou­che­ment, sont une prio­ri­té.

************Oui. C’est pour ca que la femme est allon­gées à plat dos,
immo­bi­li­sée sur une table dure et incon­for­table au pos­sible durant des heures,
avec pour consé­quences :
– dou­leurs décu­plées, donc néces­si­té sou­vent de recours à la péri­du­rale et aux
ocy­to­ciques (avec effets secon­daires psy­cho­lo­giques et phy­siques) plus ou moins
nocifs à la clé, l’un d’entre eux et non des moindres étant de vous per­sua­der
que vous êtes INCAPABLE de don­ner la vie par vous même, et qu’il vous faut tous
ces méde­cins, per­son­nel soi­gnant, appa­reils et pro­duits pour y par­ve­nir dans de
bonnes condi­tions …)
– corps mater­nel immo­bi­li­sé, donc ne pou­vant plus s’a­dap­ter et faci­li­ter le
pas­sage du bébé par des posi­tions qui changent sui­vant la pro­gres­sion du
tra­vail, donc tra­vail ral­lon­gé et néces­si­té d’in­ter­ve­nir par­fois, trop sou­vent,
pour pal­lier aux consé­quences patho­lo­giques induites,
– foe­tus entra­vé dans sa pro­gres­sion par l’im­mo­bi­li­té du corps mater­nel, donc
risques de souf­frances foe­tales aug­men­tés.

La femme n’est pas FAITE pour accou­cher à plat dos. Son corps, sa phy­sio­lo­gie
néces­sitent d’être en mou­ve­ment et en chan­ge­ment de posi­tions pour per­mettre un
pas­sage plus facile et rapide de l’en­fant. Si l’é­tat de la femme en tra­vail et
du foe­tus sont une prio­ri­té, UNE CHOSE EST INDISPENSABLE : res­pec­ter l’au­to­no­mie
et la liber­té de mou­ve­ments de la mère.
VOIR :
– http://www.maternitywise.org/guide/
– http://users.swing.be/carrefour.naissance/biblio/AccIndien2.htm
-
http://www.who.int/reproductive-health/publications/French_MSM_96_24/MSM_96_24_c
hapter6.fr.html
 : dans les « Classifications des pra­tiques autour de la
nais­sance », la posi­tion en décu­bi­tus dor­sal telle qu’u­ti­li­sée conti­nuel­le­ment
dans les mater­ni­tés est clas­sée dans le cha­pitre « Pratiques qui sont à
l’é­vi­dence nocives ou inef­fi­caces et qu’il convient d’é­li­mi­ner »
– Positions mater­nelles pour l’ac­cou­che­ment – Dr.C.Lucas et Pr.C.Racinet – Mises
a Jour en Gynécologie obs­té­trique – 1998
– La phy­sio­lo­gie du réflexe expul­sif – Dr.B.de Gasquet – Les Dossiers de
l’Obstétrique n°325 / 03/04)
– Posters PRESENTS DANS LES MATERNITES ANGLAISES
http://fraternet.org/naissance/figs/positions2.jpg
http://fraternet.org/naissance/figs/positions1.jpg
– Accoucher sur le côté :
http://fr.groups.yahoo.com/group/Re-Co-Naissances/message/1671

*********

On vous place donc rapi­de­ment sous moni­to­ring.

*************Et là, c’est fini. Vous venez d’ab­di­quer votre auto­no­mie, votre
res­pon­sa­bi­li­té de femme et future mère, votre esprit cri­tique, votre matu­ri­té,
votre bonne san­té. Vous vous allon­gez et deve­nez, ipso fac­to, une malade.
Irresponsable, imma­ture, inca­pable de prendre une bonne déci­sion, dan­ge­reuse
pour vous et votre enfant à naître. Surtout si vous avez des vél­léi­tés de
vou­loir reprendre les choses en main.
Un moni­to­rage d’une demi heure à l’ar­ri­vée de la maman est ample­ment suf­fi­sant ;
ensuite, la main­te­nir allon­gée – par­fois contre son gré – est une prise de
risques avé­rée et … illé­gale, si la femme a mani­fes­té son désir de se lever.
Le moni­to­ring conti­nu n’a aucun avan­tage avé­ré et démon­tré par « l’evidence-based
medi­cine par rap­port à un moni­to­ring inter­mit­tent :
Selon l’OMS :
« Le moni­to­rage élec­tro­nique du rythme car­diaque foe­tal est uti­li­sé pen­dant la
gros­sesse pour sur­veiller les gros­sesses à haut risque, ain­si que pen­dant le
tra­vail … La méthode est très sen­sible en ce qui concerne la détec­tion d’une
détresse foe­tale, mais sa spé­ci­fi­ci­té est faible (Grant 1989). Cela signi­fie que
la méthode donne un taux éle­vé de signes faux-positifs et s’ac­com­pagne d’un
nombre éle­vé d’in­ter­ven­tions (super­flues), spé­cia­le­ment en cas d’u­ti­li­sa­tion
chez un groupe de femmes enceintes à faible risque (Curzen et al. 1984, Borthen
et al., 1989). »
L’OMS classe l’u­ti­li­sa­tion de rou­tine du moni­to­ring foe­tal comme une « Pratique
fré­quem­ment uti­li­sée à tort » : http://www.who.int/reproductive-
health/publications/French_MSM_96_24/MSM_96_24_chapter6.fr.html
voir aus­si sur : http://www.hc-sc.gc.ca/hppb/soinsdesante/pdf/soins98/s1c15f.pdf

*****************

> La sage-femme pose les deux cap­teurs sur votre abdo­men. Certains
> appa­reils dis­posent de cap­teurs internes, posés au plus près du bébé
> par voie vagi­nale, mais seule­ment dans cer­tains cas.

************ Les pro­to­coles sont de plus en plus nom­breux, inva­sifs …
pour quels résul­tats ? Tous ces gestes ne se jus­ti­fient EN AUCUNE FACON pour une
femme qui vit un accou­che­ment « nor­mal », après une gros­sesse
« nor­male ».************

> L’un d’eux enre­gistre le rythme car­diaque foe­tal et l’autre, les contrac­tions
> uté­rines. La mise en paral­lèle de ces deux tra­cés per­met d’ap­pré­cier
> l’a­dap­ta­tion du bébé aux vagues de contrac­tions. A chaque fois, on
> observe une dis­crète accé­lé­ra­tion, d’où des irré­gu­la­ri­tés de rythme
> car­diaque, par­fai­te­ment nor­males : les bébés sont natu­rel­le­ment faits
> pour sup­por­ter ces heures de tra­vail.

********** Alors pour­quoi un quart d’entre eux naî­traient dans des eaux tein­tées
??? sinon que, s’ils sont natu­rel­le­ment faits pour sup­por­ter ces heures de
tra­vail, ils ne le sont pas pour les sup­por­ter DANS LES CONDITONS QU’ON LEUR
IMPOSENT ?????????????********

> Ce n’est que lorsque des ralen­tis­se­ments se répètent qu’ils deviennent
sus­pects et peuvent
> annon­cer une souf­france foe­tale aiguë.

*************mais les foe­tus ne sont pas faits pour que, durant le tra­vail, leur
mère se couche à plat dos durant des heures ni pour se prendre des mor­phi­niques
et anes­thé­siques locaux (pro­duits qui tra­versent la bar­rière pla­cen­taire, et
induisent de façon sûre des bra­dy­car­dies foe­tales) durant le même laps de temps
et pas plus pour être broyés de façon méca­nique et vio­lente par les contrac­tions
induites par les ocy­to­ciques arti­fi­ciels.
14% d’ex­trac­tions ins­tru­men­tales, 18% de césa­riennes (en hausse constante), soit
plus d’un tiers des femmes qui accouchent qui aurait besoin d’aide pour sor­tir
leur bébé ; sans comp­ter les près de 40% (primipares/multipares) qui se font
cou­per le sexe … et tout cela pour plus de sécu­ri­té, avec des chiffres de
mor­bi­di­té mor­ta­li­té foe­to mater­nels tou­jours aus­si mau­vais.
Le monde est fou. *************

> Vingt ou trente minutes d’en­re­gis­tre­ment suf­fisent. Ensuite, si vous
> vous trou­vez tou­jours en salle de pré-travail, on vous lais­se­ra un
> peu aller et venir. En revanche, si le col est dila­té de 4–5 cm, vous
> pas­sez direc­te­ment en salle de tra­vail.

************ « on vous lais­se­ra un peu » .…… quelle man­sué­tude .….… mais
.… NON NON NON
« Vous pas­se­rez » .….….… SI VOUS ACCEPTEZ .….….….….
ni la sf ni le tou­bib ne sont maitres en la matière, une fois de plus. Rien ne
jus­ti­fie de se retrou­ver immo­bi­li­sée à un stade aus­si pré­coce du tra­vail. Rien
sinon une fois de plus des pro­to­coles injus­ti­fiés.*************

>
> UNE SURVEILLANCE ACCRUE
>
> Dans la plu­part des éta­blis­se­ments, il n’est plus ques­tion de vous
> débran­cher du moni­to­ring. En effet, faute de per­son­nel, il assure la
> sur­veillance à la place de la sage-femme qui gère plu­sieurs
> moni­to­rings à la fois.

************* Le pro­blème n’est pas qu’il en soit ques­tion ou pas.
Le pro­blème déjà, c’est qu’il est ILLEGAL d’im­po­ser quoique ce soit a une femme
en tra­vail qui le refuse, que ce soit de manière directe (pose d’une
inter­dic­tion) ou indi­recte (« votre bébé va souf­frir » …).
Ensuite, le pro­blème c’est qu’il n’y a AUCUNE INFORMATION sur les consé­quences
d’une telle posi­tion impo­sée à la femme. Aucune infor­ma­tion sur les risques
accrus de souf­frances foe­tales, sur les risques accrus de mal posi­tion foe­tales
et de dys­to­cies donc sur la néces­si­té de recou­rir a la péri (parce que la
dou­leur est décu­plée dans cette posi­tion) et donc aux ocy­to­ciques, et sur les
consé­quences par­fois iatro­gènes de ces pro­duits. Aucune infor­ma­tion sur le fait
que le péri­née n’est PAS CONCU pour s’am­plier cor­rec­te­ment quand la mère est
allon­gée à plat dos, et qu’il y a risque accru de déchi­rures graves – donc
néces­si­té d’une épi­sio, aux yeux des soi­gnants pour évi­ter que ca déchire …

La patiente – qui l’est vrai­ment beau­coup – n’a pas a pâtir des pro­blèmes
orga­ni­sa­tion­nels et d’ef­fec­tifs de la cli­nique. *************************

> Néanmoins, l’Agence natio­nale pour l’ac­cré­di­ta­tion en san­té (ANAES)
> a rap­pe­lé récem­ment qu’un moni­to­ring posé de manière inter­mit­tente
> était aus­si sûr qu’un moni­to­ring en conti­nu. Cela per­met à la femme
> de bou­ger un peu, car l’ac­cou­che­ment va cer­tai­ne­ment durer plu­sieurs
> heures et l’im­mo­bi­li­sa­tion sur un lit peut se révé­ler, à la longue,
> dou­lou­reuse et pénible.

************ Il sem­ble­rait que nombre d’é­quipes médi­cales ne soient pas au
cou­rant du tout de cette recom­man­da­tion. Et puis, si il y a manque de per­son­nel,
et qu’il faille sur­veiller plu­sieurs femmes à la fois par moni­to­ring faute de
sages femmes, les recom­man­da­tions de l’ANAES passent à des années lumières de la
ou elles devraient éclai­rer .….…… au détri­ment des femmes et de leur bébé.
Pas l’im­mo­bi­li­sa­tion sur un lit mais sur la table de tra­vail, dure, étroite et
incon­for­table au pos­sible ; et c’est dou­lou­reux et plus que pénible. Ca engendre
très sou­vent des demandes de péri, et il est INACCEPTABLE que les condi­tions
d’ac­cou­che­ment soient si insup­por­tables qu’elles appellent une anal­gé­sie qui
com­porte nombre de risques. ****************

>
> En salle de tra­vail, on vous pose sou­vent une per­fu­sion dans le bras.
> Certaines équipes se contentent de poser un cathé­ter pour avoir un
> accès rapide à une veine, au cas où. Néanmoins, les mater­ni­tés où la
> per­fu­sion est sys­té­ma­tique estiment que c’est néces­saire (voir
> enca­dré): cette der­nière contient par­fois du sérum glu­co­sé pour vous
> four­nir de l’éner­gie, mais sur­tout un liquide qui a pour effet de
> com­pen­ser la baisse de ten­sion consé­cu­tive à la péri­du­rale.

*************« estiment » .….….….….….… ou une inter­ven­tion est
néces­saire, où elle ne l’est pas … point.
Et la, une fois de plus, c’est une pra­tique variable selon les mater­ni­tés, les
méde­cins voire les sages femmes … si la pra­tique est variable et tri­bu­taire
uni­que­ment des croyances de cha­cun, alors il ne s’a­git plus de sécu­ri­té du tout.
Le sérum qu’on per­fuse dans les veines n’est pas si ano­din. Le jeûne obli­gé de
la femme non plus.

Et quant au « liquide qui a pour effet de com­pen­ser la baisse de ten­sion
consé­cu­tive à la péri­du­rale » … tiens tiens … la péri­du­rale ne serait pas si
ano­dine que ça ? Puisqu’elle peut induire une baisse de ten­sion (qui reten­tit
bien évi­dem­ment sur le foe­tus), et néces­si­ter la per­fu­sion de médi­ca­ments
spé­ci­fiques ?

Et si la femme ne prend pas de péri­du­rale, ca sert à quoi ? **************

> Via cette per­fu­sion, on peut éga­le­ment injec­ter des médi­ca­ments
(anti­bio­tiques,
> par exemple). Assez fré­quem­ment, on y trouve aus­si des ocy­to­cines de
> syn­thèse, qui miment l’ac­tion des hor­mones natu­relles sécré­tées lors
> d’un accou­che­ment. Ce sont elles qui pro­voquent les contrac­tions.

****************et com­ment elle arrive dans la per­fu­sion, l’o­cy­to­cine ? et
pour­quoi ? et l’in­for­ma­tion et l’ac­cord de la par­tu­riente, dans tout ca ?
l’o­cy­to­cine ne « se trouve » pas comme ca dans les per­fu­sions : elle y est mise
… par qui, pour­quoi ? C’est une sub­stance pas si ano­dine, l’o­cy­to­cine .…
selon le Vidal, sa per­fu­sion néces­site et un moni­to­rage CONTINU du foe­tus, et la
pré­sence per­ma­nente d’un méde­cin à proxi­mi­té … selon le BIAM, l’o­cy­to­cine est
« à uti­li­ser avec pré­cau­tions » chez les pri­mi­pares, indi­ca­tion qui dis­pa­rait
mys­té­rieu­se­ment dans les pro­duits fran­çais …
voir : http://perinatalite.chez.tiscali.fr/perfusion.htm [Lien invalide/2012 Voir http://www.projetdenaissance.com/]

************

>
> Le temps s’é­coule. La dila­ta­tion du col pro­gresse au rythme moyen
> d’un cen­ti­mètre par heure. Parfois, c’est plus rapide ou fran­che­ment
> plus lent. Au final, il faut en moyenne dix à douze heures pour un
> pre­mier bébé et de six à huit heures pour un second.

************ temps actuels for­cés d’ac­cou­che­ment, qui n’ont rien à voir avec les
temps « rééls » des accou­che­ments phy­sio­lo­giques … « En 1963 la durée opti­male du
tra­vail pour une pri­mi­pare était esti­mée à 36 heures, en 1968 elle fut réduite à
24 heures et en 1972 elle fut for­mel­le­ment éta­blie à 12 heures. En 1965
l’hô­pi­tal accueillait 5.063 nais­sances, ce nombre est pas­sé à 8.964 en 1981. La
réduc­tion de la durée du tra­vail était en pro­por­tion inverse du nombre de
nais­sances (O’Regan, 1988). » Beverley Beech -
http://fraternet.org/naissance/docs/beverley-episio-fr.htm

Temps déter­mi­nés par des méde­cins … et gare si vous avez le mal­heur de traî­ner
en route !!!!!!!!!!!!! l’o­cy­to­cine de syn­thèse est là pour vous rame­ner à la
rai­son médi­cale .…
*****************

> La sage-femme véri­fie à peu près toutes les heures l’a­van­cée du tra­vail. Sa
seule
> pré­sence assure l’es­sen­tiel de la sécu­ri­té d’un accou­che­ment. Elle
> sait repé­rer les signes inquié­tants et prendre les bonnes déci­sions.
> Elle favo­rise aus­si la « phy­sio­lo­gie », c’est-à-dire le bon dérou­le­ment
> de l’ac­cou­che­ment.

*********** c’est de l’hu­mour la, pas pos­sible ? Et meme pas drôle
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
La sf couche la femme, lui rompt la poche des eaux, sur­veille la péri­du­rale et
les ocy­to­ciques (quand elle ne fait pas elle même les réin­jec­tions sur demande
du méde­cin) … et elle favo­rise la phy­sio­lo­gie ??? tout comme l’in­cen­diaire
favo­rise le tra­vail des pom­piers alors ?
***************

> En vous aidant, par exemple, à vous ins­tal­ler dans la posi­tion qui vous
convient le mieux > puis à en chan­ger – sans débran­cher tous les cap­teurs du
moni­to !

> L’air de rien, cette mobi­li­té est un fac­teur de sécu­ri­té. En bou­geant, aucun
vais­seau
> san­guin n’est com­pri­mé et le bébé est oxy­gé­né au mieux. Par ailleurs,
> le fait de balan­cer son bas­sin, de pré­fé­rence en posi­tion ver­ti­cale,
> faci­lite le tra­vail. La dila­ta­tion s’ef­fec­tue plus rapi­de­ment, elle
> est moins dou­lou­reuse. Le bébé s’en­gage mieux, même s’il est gros.

************Il fau­drait savoir … com­ment on peut bou­ger et etre mobile
scot­chée sur la table de tra­vail posi­tion pou­let de bresse ? avec un cap­teur
dans le vagin ou sur le ventre, la perf dans le bras ou sur la main (et ca fait
mal ca), le ten­sio­mètre, sans comp­ter la péri dans le dos ? je ne com­prends pas.
En 4 lignes, la jour­na­liste vient de démon­trer que tout ce qu’on fait a l’hos­to
ce n’est pas pour la sécu­ri­té … puisque la sécu­ri­té ce serait de bou­ger, et
qu’à l’hos­to on fait tout pour empê­cher que la femme ne bouge .…************

> A ce stade, envi­ron 4–5 cm de dila­ta­tion, l’anes­thé­siste peut, si vous le
sou­hai­tez, poser une > péri­du­rale.

************donc retour a la case table dure. Si vous avez pu la quit­ter. Et
puis, « si vous le sou­hai­tez » … quel « humour » une fois de plus, « on » fait tout
pour rendre l’ac­cou­che­ment plus dou­lou­reux et insup­por­table, posi­tion la pire
qui soit, ocy­to­ciques, rup­ture arti­fi­cielle des mem­branes, tou­chers a
répé­ti­tion, jeûne impo­sé … et après avoir tout fait pour que l’ac­cou­che­ment
soit hyper­al­gique, on pro­pose un sou­la­ge­ment … « si vous le sou­hai­tez »
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Soulagement médi­ca­men­teux, non dépour­vu
d’ef­fets secon­daires néfastes, et entraî­nant en cas­cade d’autres inter­ven­tions
.…(http://fraternet.org/naissance/docs.htm#peridurale)
*********

>
> ENTRE DES MAINS EXPERTES
>
> Une fois la per­fu­sion et, éven­tuel­le­ment, la péri­du­rale posée,
> sou­vent la sage-femme rompt la poche des eaux. A l’aide d’une pince,
> elle perce les mem­branes, pour que le liquide amnio­tique s’é­coule.

****************ce geste est cause avé­rée de souf­frances foe­tales : qua­si
inexis­tantes tant que la poche est intacte. Il décuple sou­vent la dou­leur du
tra­vail (voir les réfé­rences de F.Bardes). Et encore une fois … PAS
D’INFORMATION AVEREE, PAS DE CONSENTEMENT
La loi, ce n »est pas pour nombre de tou­bibs et de sf appa­rem­ment .…
Ce que la maman et le bébé ont le plus sou­vent du mal à sup­por­ter, ce sont
TOUTES LES INTRUSIONS ET INTERVENTIONS IMPOSEES, qui rendent l’ac­cou­che­ment
insup­por­ta­ble­ment dou­lou­reux et mul­ti­plient LES RISQUES*************

> Ce geste accé­lère l’ac­cou­che­ment car les méde­cins craignent qu’un
> tra­vail trop long soit plus dif­fi­cile à sup­por­ter pour le bébé comme
> pour la maman. Le risque d’hé­mor­ra­gie de la déli­vrance en serait
> aug­men­té.

********selon les études, voi­ci le pro­fil de la par­tu­riente à risque
d’hé­mor­ra­gie :

« Une pri­mi­pare, ayant un tra­vail déclen­ché et/ou diri­gé, à l’issue d’une phase
de tra­vail pro­lon­gé, sous péri­du­rale et ocy­to­ciques, ayant une phase d’expulsion
longue. »

Comparaison des déper­di­tions san­guines lors des césa­riennes et lors des
accou­che­ments par voie basse avec épi­sio­to­mie. R. Safarti, M. Maréchaud, G.
Magnin. Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la Reproduction, 28,
1998
Factors asso­cia­ted with post­par­tum hemor­rhage with vagi­nal birth. C. Andrew
Combs Edward, F. Murphy and Russel K. Laros, Obstetrics & Gynecology vol. 77,
n°1, 01/91
The pre­ven­tion of post­par­tum hemor­rhage : opti­mi­sing rou­tine mana­ge­ment of the
third stage of labour. W. J. Prendiville. Obstetrics & Gynecology 69, 1996
Peut-on réduire la spo­lia­tion san­guine liée à l’accouchement ? F. Pierre La
Presse Médicale n°44, 12/1990
Les hémor­ra­gies mécon­nues de la déli­vrance. P. Wangala, D. Riethmuller, S.
Nguyen & al. Revue Francaise de Gynécologie Obstétrique, 90, 1995

C’est bien d’u­ti­li­ser des sources médi­cales, c’est encore mieux de les uti­li­ser
dans leur inté­gra­li­té … pour­quoi avoir seule­ment men­tion­né le « tra­vail long »
comme fac­teur de risques d’hé­mor­ra­gie du post par­tum ? ALORS QUE LA PERIDURALE
ET LES OCYTOCIQUES (pour déclen­cher ou accé­lé­rer) sont tout autant si ce n’est
plus fac­teurs de risques ?
Et pour­quoi mettre des pri­mi­pares sous ocy­to­ciques ? Le BIAM le décon­seille
for­mel­le­ment …

Voir aus­si : http://perinatalite.chez.tiscali.fr/hemorragie.htm [Lien invalide/2012 Voir http://www.projetdenaissance.com/]
*********************

>
> Jusqu’à la fin, la sage-femme vous accom­pagne. Lorsque tout va bien -
> la dila­ta­tion est com­plète, le bébé s’en­gage et des­cend dans le vagin
> – c’est elle qui assure la nais­sance, comme dans 80% des
> accou­che­ments.

********depuis quand la sage femme pratique-t-elle une césa­rienne ? et depuis
quand pose-t-elle des for­ceps ? a elles deux, ces pra­tiques touchent déjà plus
de 30% des accou­che­ments !!!! (source INSERM). Donc la sage femme ne pour­rait
assu­rer qu’au maxi­mum moins de 70% des accou­che­ments … en théo­rie. Parce que
en pra­tique, com­bien de méde­cins arrivent juste pour l’ex­pul­sion et « faire »
l’ac­cou­che­ment ? Quand on ne demande pas à la maman de se « rete­nir de pous­ser »
pour attendre Monsieur le doc­teur (qu’il puisse tou­cher ses hono­raires) …
pra­tique bien évi­dem­ment into­lé­rable et inad­mis­sible. Donc … 80% est un
chiffre tout à fait arbi­traire et faux, qui n’a pas plus de fon­de­ment sérieux
que le reste de l’ar­ticle.***************

> Si elle le juge néces­saire, elle pra­tique une épi­sio­to­mie ‑inci­sion du péri­née
– pour élar­gir le > pas­sage.

*************NON NON NON .….….….…..

D’ABORD A CAUSE DE LA LOI : le « juge­ment » de la sage femme passe APRES l’ac­cord
ou le refus de la femme en tra­vail .….. UNE SAGE FEMME, UN MEDECIN QUI PASSE
OUTRE UN REFUS PEUT ETRE LEGALEMENT CONDAMNE.

Ensuite .…
L’épisiotomie touche 70% des femmes qui accouchent pour la pre­mière fois. Sommes
nous si mal fou­tues qu’il faille élar­gir le pas­sage 7 fois sur 10 ????? NON
C’EST ABSURDE.

Voir :
http://fraternet.org/naissance/docs.htm#episio

http://www.maternitywise.org/guide/

Classification de l’OMS : Pratique fré­quem­ment uti­li­sée à tort : Utilisation
cou­rante ou sys­té­ma­tique de l’é­pi­sio­to­mie (4.7)
(http://www.who.int/reproductive-health/publications/French_MSM_96_24/MSM_96_24_
chapter6.fr.html)

L’épisiotomie n’est pas indis­pen­sable, elle est même inutile …
Un acte chi­rur­gi­cal INUTILE por­té sur le corps d’au­trui, cela s’ap­pelle « coups
et bles­sures » … ET C’EST PUNI PAR LA LOI.

Une épi­sio­to­mie peut sec­tion­ner un des nerfs de la conti­nence uri­naire et
entraî­ner une incon­ti­nence uri­naire TOTALEVIE. Ou pro­vo­quer une infec­tion,
avec enkys­tages d’ab­cès indui­sant des dou­leurs vio­lentes durant des années …
jus­quà ce qu’un autre accou­che­ment déchire et mette à nu les abcès. Ou induire
une retrac­ta­tion ner­veuse et / ou mus­cu­laire entraî­nant là encore des dou­leurs
intenses durant des années, sauf à une répa­ra­tion chi­rur­gi­cale aléa­toire. Ou
cica­tri­ser avec sou­dure de plans de tis­sus .… OR … Le Code de déon­to­lo­gie
Médicale affirme que :
Article 41 : Aucune inter­ven­tion muti­lante ne peut être pra­ti­quée sans motif
médi­cal très sérieux et, sauf urgence ou impos­si­bi­li­té, sans infor­ma­tion de
l’in­té­res­sé et sans son consen­te­ment.
(http://www.web.ordre.medecin.fr/deonto/decret/codedeont.pdf [lien non valide/2012]). L’épisiotomie
peut être muti­lante, INUTILE, et pra­ti­quée SANS LE CONSENTEMENT de l’in­té­res­sée,
voire même CONTRE SA VOLONTE.

Endurer de telles suites après un acte chi­rur­gi­cal néces­saire, c’est très
dif­fi­cile. Le vivre après un acte chi­rur­gi­cal INUTILE est insup­por­table. Sans
comp­ter qu’il n’y a AUCUNE RECONNAISSANCE par les pro­fes­sion­nels de
l’obs­té­trique de ces souf­frances PROVOQUEES PAR EUX : les femmes en souf­france
entendent que leurs dou­leurs sont « psy­cho­lo­giques », « hys­té­riques », qu’elles
« s’é­coutent » … NEGATIONS INADMISSIBLES qui vont à l’en­contre du Code de
Déontologie et enfoncent les femmes dans une dépres­sion pro­fonde : elles
souffrent, ce n’est pas psy­cho­lo­gique (non, c’est PHYSIQUE, LA OU LE CISEAU OU
LE SCALPEL ONT TRANCHE LES CHAIRS), mais per­sonne – et sur­tout pas les auteurs
de cette souf­france – ne veut les entendre ni ne cherche à les
sou­la­ger.**********

> Mais lorsque le bébé pré­sente des signes de fai­blesses ou que le tra­vail
> s’ef­fec­tue avec irré­gu­la­ri­té, la sage-femme appelle l’obs­té­tri­cien.
> Spécialiste des situa­tions déli­cates, il pos­sède la maî­trise des
> manoeuvres et des ins­tru­ments obs­té­tri­caux.

*********Et … uti­li­ser des moyens simples, pas coû­teux et pas dan­ge­reux ni
pour la mère ni pour le bébé ??? Jamais ?
Par exemple, en cas de tra­vail « irré­gu­lier » (et sui­vant quels cri­tères ???
vali­dés scien­ti­fi­que­ment, ou sou­mis aux « croyances » – oups, convic­tions – du
méde­cin chef ?) pour­quoi ne pas rele­ver la femme ? ou du moins lui faire chan­ger
de posi­tion ? ou en cas de dys­to­cies des épaules … pour­quoi ne pas aider la
femme à se mettre à quatre pattes ? Position idéale pour faire pas­ser en dou­ceur
les épaules qui « coincent » ??? Pourquoi sor­tir de suite l’ar­tille­rie lourde,
tel­le­ment à risques d’ef­fets iatro­gènes et patho­lo­giques ???

Et voir aus­si sur la « pous­sée » un très inté­res­sant débat :
http://fraternet.org/naissance/liste/poussee.htm qui dit et redit bien com­bien
l’in­ter­ven­tion­nisme per­turbe, ralen­tit voire BLOQUE tota­le­ment le pro­ces­sus de
la nais­sance, indui­sant alors une esca­lade d’in­ter­ven­tions … à risque
iatro­gène fort …***********

>
> S’il faut sor­tir un bébé déjà enga­gé, le plus sou­vent, il uti­li­se­ra
> un for­ceps ou une ven­touse. Ces « extrac­tions ins­tru­men­tales » sont
> aujourd’­hui par­fai­te­ment maî­tri­sées. Il s’a­git, pour le for­ceps, de
> caler les deux cuillères de chaque côté du crâne puis de le tirer
> avec dou­ceur mais fer­me­té vers la sor­tie, tout en res­pec­tant les
> obs­tacles natu­rels de l’a­na­to­mie fémi­nine. La ven­touse, moins
> fré­quente en France, se pré­sente comme une cupule souple qui adhère
> par aspi­ra­tion au som­met du crane foe­tal. L’obstétricien tire ensuite
> le câble de la ven­touse pour extraire le bébé. Des bleus peuvent
> appa­raître sur la tête des nouveau-nés qui viennent ain­si au monde,
> qu’il s’a­gisse d’un for­ceps ou d’une ven­touse, mais ils dis­pa­raî­tront
> rapi­de­ment. Dans cer­taines situa­tions (un bébé un peu gros ou
> « coin­cé » ou qui se pré­sente par le siège), l’obs­té­tri­cien pra­tique
> des « manoeuvres », c’est-à-dire des gestes très pré­cis qui lui
> per­mettent d’al­ler cher­cher le bébé et de l’ai­der à sor­tir. C’est
> tout l’art obs­té­tri­cal.

************L’ART ?????????????? NON !!!!!!!!!!!!!!!
l’art obs­té­tri­cal ne consiste pas à uti­li­ser ces ins­tru­ments bar­bares, vio­lents
et dou­lou­reux, qui laissent bien sou­vent un peu plus que quelques bleus et
contu­sions … l’art obs­té­tri­cal consis­te­rait à trou­ver les solu­tions qui
per­met­traient de résoudre les pro­blèmes sans uti­li­ser ces ins­tru­ments, ou du
moins en ne les uti­li­sant qu’en der­nier recours .…

Suite à l’u­ti­li­sa­tion de for­ceps et de ven­touses :

* les com­pli­ca­tions foe­tales ne sont pas ano­dines :
– Forceps :
Lésion des nerfs faciaux
Lésions du visage et du scalp
Fractures de la face et du crâne
L’œdème loca­li­sé au niveau du scalp (bosse séro-sanguine arti­fi­cielle) sous la
cupule de la ven­touse est sans dan­ger et dis­pa­raît en quelques heures.

- ven­touses :
Céphalhématome
Ecorchures (fré­quentes et sans dan­ger) et des déchi­rures du scalp sont
pos­sibles. La nécrose est extrê­me­ment rare.
Hémorragie intra­crâ­nienne : extrê­me­ment rare et néces­site des soins néo­na­tals
inten­sifs immé­diats.

* Pas plus que les com­pli­ca­tions mater­nelles :
Déchirures des voies géni­tales
Rupture uté­rine
(http://www.who.int/reproductive-health/mcpc_fr/interventions/i_39_42_extraction
_forceps.html)

Auxquelles il faut rajou­ter des déper­di­tions san­guines hémor­ra­giques sou­vent :
Comparaison des déper­di­tions san­guines lors des césa­riennes et lors des
accou­che­ments par voie basse avec épi­sio­to­mie. R. Safarti, M. Maréchaud, G.
Magnin. Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la Reproduction, 28,
1998

Compilation d’é­tudes sur la ques­tion : [liens remplacés/2012 => voir la page des com­pi­la­tions biblio­gra­phiques de l’AFAR]
http://194.57.187.58/ext/afar/biblio/FMPro?-db=ress_.fp4&-format=recherche_resul
tats.htm&-lay=web&-sortfield=annee&-sortorder=descend&-sortfield=auteur&type=bib
liographie&mots_cles_biblio=forceps&-max=30&-find

 

http://194.57.187.58/ext/afar/biblio/FMPro?-db=ress_.fp4&-format=recherche_resul
tats.htm&-lay=web&-sortfield=annee&-sortorder=descend&-sortfield=auteur&type=bib
liographie&mots_cles_biblio=ventouse&-max=30&-find

 

voir aus­si :
http://sogc.medical.org/sogcnet/sogc_docs/common/guide/pdfs/ps148_f.pdf [lien invalide/2012]
pages 6 et 7, pour les com­pli­ca­tions des ven­touses et des for­ceps.

http://users.swing.be/carrefour.naissance/biblio/AccIndien2.htm

« D’ABORD NE PAS NUIRE » aurait dit le Père de la méde­cine, Hippocrate …
L’Evidence-based Medicine est basée sur le même prin­cipe : l’é­va­lua­tion des
béné­fices et incon­vé­nients d’un acte, et TOUJOURS ten­ter de poser un acte
pré­sen­tant le moins de risques d’ef­fets secon­daires / toxiques / iatro­gènes (à
court, moyen et LONG terme) pos­sibles. Par exemple, dans le cas des dys­to­cies et
coin­cages des bébés … le chan­ge­ment de posi­tion de la mère est une tech­nique
sou­vent effi­cace … et pour­tant très peu appli­quée …

Et comme tou­jours : aucune réflexion EN AMONT du pro­blème … plus d’un tiers
des bébés néces­si­te­raient d’être extraits, d’une façon ou d’une autre, en
France, alors que JAMAIS les femmes n’ont pré­sen­té si peu de patho­lo­gies osthéo
arti­cu­laires pou­vant expli­quer un « coin­cage » du foe­tus, jamais elles n’ont été
en si bonne san­té (décou­lant prin­ci­pa­le­ment d’une amé­lio­ra­tion GLOBALE des
condi­tions socio sani­taires : hygiène de vie, eau salubre, nour­ri­ture saine,
tra­vail qui ne détruit plus, contra­cep­tion …) … n’y aurait il pas comme une
inco­hé­rence là ? les femmes sont de façon glo­bale en meilleure san­té qu’elles
n’ont jamais été … et les accou­che­ments néces­si­te­raient de plus en plus
d’in­ter­ven­tion­nisme ???

**************

> Enfin, l’obs­té­tri­cien est aus­si chi­rur­gien et peut réa­li­ser une
> césa­rienne au bloc opé­ra­toire, sou­vent tout proche. Notamment quand
> le col n’est pas dila­té ou si le rythme car­diaque foe­tal est très
> irré­gu­lier, mais aus­si en cas de stag­na­tion du tra­vail – rien ne se
> passe depuis au moins deux heures – ou encore si le bébé ne des­cend
> pas. En France, près de 18 % des bébés naissent ain­si.

***********donc près d’un bébé sur cinq ne nai­trait pas si les obs­té­tri­ciens
n’o­pé­raient pas .… or l’OMS pré­cise bien que dans nos contrées occi­den­tales,
un taux supé­rieur à 10% SIGNE DES DERIVES CULTURELLES .…
Encore une fois, c’est magni­fique de sau­ver des bébés … mais com­bien plus
magni­fique encore de ne pas les mettre en dan­ger !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Et, à ne pas oublier :

- la moi­tié des décès mater­nels en couches étu­diés par les experts du Comité
National sur la mor­ta­li­té mater­nelle en couche avaient lieu durant ou après une
césa­rienne : http://www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/maternite/rapport1.htm

Et les césa­riennes pour un pre­mier bébé sont lourdes de consé­quences pour les
accou­che­ments sui­vants :

- Augmentation du risque de pla­cen­ta prae­via, de pla­cen­ta accre­ta, de rup­ture
uté­rine ce qui pro­voque une aug­men­ta­tion notoire du risque d’hé­mor­ra­gies du post
par­tum : http://perinatalite.chez.tiscali.fr/hemorragie.htm [Lien invalide/2012 Voir http://www.projetdenaissance.com/]

- La césa­rienne aug­mente le risque de mort in ute­ro inex­pli­quée à la gros­sesse
sui­vante Smith Lancet 2003 ; 362 : 1779–84. / Dr Marie-Christine Lafay-Pillet
http://www.egora.fr/3v_script/journal_asp/journal_medecin.asp?idnews=0

Compilation d’é­tudes sur le sujet :
http://194.57.187.58/ext/afar/biblio/FMPro?-db=ress_.fp4&-format=recherche_resul
tats.htm&-lay=web&-sortfield=annee&-sortorder=descend&-sortfield=auteur&type=bib
liographie&mots_cles_biblio=cesarienne&-max=30&-find

et articles sur :
http://fraternet.org/naissance/docs.htm#cesar

!*******************

> Quand le tra­vail s’est bien dérou­lé et que le bébé est né par voie basse, la
déli­vrance est
> encore à venir. II s’a­git de l’ex­pul­sion du pla­cen­ta. Environ dix a trente
minutes après la
> nais­sance, les contrac­tions reprennent afin de le décol­ler des parois de
l’u­té­rus aux­quelles il
> est soli­de­ment arri­mé.

**********A condi­tion qu’on ait la patience d’at­tendre … en règle géné­rale,
une non expul­sion du pla­cen­ta dans les minutes qui suivent signe encore une fois
une bat­te­rie d’in­ter­ven­tions intru­sives, par­fois dou­lou­reuses et .… sou­vent
inutiles .… bien évident que tout dépend des condi­tions d’ac­cou­che­ment …
autant il est « à faibles risques » d’at­tendre pour une femme qui a vécu un
accou­che­ment en mou­ve­ment, sans inter­ven­tions inutiles, sans posi­tions impo­sées,
sans pro­duits injec­tés et qui a pu don­ner le sein de suite à son bébé, autant
pour une femme cou­chée à plat dos, sous péri et ocy­to­ciques, les risques sont
mul­ti­pliés et une sur­veillance plus étroite semble néces­saire – sur­veiller ne
vou­lant pas dire inter­ve­nir .…

 

http://www.who.int/reproductive-health/publications/French_MSM_96_24/MSM_96_24_c
hapter5.fr.html [lien non valide/2012, voir http://www.who.int/reproductivehealth/publications/en/

 

 

sur les incon­vé­nients d’une expul­sion cou­chée du pla­cen­ta :
http://users.swing.be/carrefour.naissance/biblio/AccIndien2.htm

************

>
> PRÉVENIR L’HÉMORRAGIE DE LA DÉLIVRANCE
>
> Au bout d’une demi-heure envi­ron, si le pla­cen­ta n’est pas sor­ti, la
> sage-femme ou l’obs­té­tri­cien vont effec­tuer une « déli­vrance
> arti­fi­cielle », sous anes­thé­sie péri­du­rale ou géné­rale ils vont
> cher­cher le pla­cen­ta avec leur main. Les contrac­tions referment peu à
> peu les vais­seaux res­tés ouverts. Un mas­sage du bas-ventre pro­di­gué
> par la sage-femme peut éga­le­ment accé­lé­rer ce pro­ces­sus.

**********la meilleure façon d’ac­cé­lé­rer le pro­ces­sus est de lais­ser s’é­ta­blir
un contact étroit entre la mère et le bébé nais­sant, de le lais­ser ram­per et
venir prendre sa pre­mière tétée … c »est LA PREMIERE et LA PLUS SIMPLE
pro­phy­laxie de l’hé­mor­ra­gie du post par­tum.

Et la pré­ven­tion de l’hé­mor­ra­gie de la déli­vrance ne se fait pas APRES
l’ac­cou­che­ment, mais AVANT et PENDANT

AVANT, en refu­sant tout déclen­che­ment de l’ac­cou­che­ment (y com­pris par
décol­le­ment des mem­branes), sauf si indi­ca­tion médi­cale avé­rée (par ex, un
retard de quelques jours sur la dpa n’est pas une indi­ca­tion médi­cale avé­rée, si
le rythme car­diaque foe­tal est bon et qu’il n’y a pas de signes d’ap­pels …-
sur­tout quand on sait com­bien cette date peut être aléa­toire, selon une étude
menée récem­ment : http://www.lesjta.com/article.php?ar_id=808 [lien invalide/2012. Voir http://www.lesjta.com ] . Le déclen­che­ment
de l’ac­cou­che­ment conduit par­fois à des hémor­ra­gies de la déli­vrance bru­tales et
dif­fi­ci­le­ment mai­tri­sables (voir notam­ment « Etat de choc », de Paul Moreira, et
les conclu­sions du rap­port des experts sur la mor­ta­li­té mater­nelle :
http://www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/maternite/rapport1.htm) [lien invalide/2012]

PENDANT
L’utilisation « natu­relle » de la posi­tion en décu­bi­tus dor­sal, les pro­to­coles
usuels autour de l’ac­cou­che­ment : per­fu­sion, péri­du­rale, ocy­to­ciques, expres­sion
abdo­mi­nale, épi­sio­to­mies, for­ceps … sont tous, sépa­rem­ment ou ensemble,
sus­cep­tibles d’aug­men­ter la spo­lia­tion san­guine de la femme en couches de façon
hémor­ra­gique (http://perinatalite.chez.tiscali.fr/hemorragie.htm,
http://perinatalite.chez.tiscali.fr/odent.htm) [Liens invalides/2012 Voir http://www.projetdenaissance.com/]

Compilation d’é­tudes scien­ti­fiques sur :
http://194.57.187.58/ext/afar/biblio/FMPro?-db=ress_.fp4&-format=recherche_resul
tats.htm&-lay=web&-sortfield=annee&-sortorder=descend&-sortfield=auteur&type=bib
liographie&mots_cles_biblio=hemorragie%20postpartum&-max=30&-find 
[liens remplacés/2012 => voir la page des com­pi­la­tions biblio­gra­phiques de l’AFAR]

La cou­pure immé­diate du cor­don ombi­li­cal est sus­cep­tible d’en­traî­ner divers
effets néfastes, notam­ment la réten­tion pla­cen­taire et l’hé­mor­ra­gie du post
par­tum …
http://www.maternitywise.org/pdfs/gecpc3ch33.pdf

*********

> Si vos pertes san­guines paraissent impor­tantes, ou si le pla­cen­ta est
> incom­plet, il faut effec­tuer une « révi­sion uté­rine ». Comme pour la
> déli­vrance arti­fi­cielle, la sage-femme ou le méde­cin passe la main
> contre la paroi de l’u­té­rus. De plus en plus, pour pré­ve­nir
> l’hé­mor­ra­gie, on réa­lise des « déli­vrances diri­gées » : au moment où la
> tête du bébé appa­raît, on injecte, dans votre fesse ou par voie
> intra­vei­neuse, des ocy­to­cines de syn­thèse puis, dès la sor­tie du
> bébé, la sage-femme tire fer­me­ment sur le cor­don.

**********TIRER FERMEMENT SUR LE CORDON ????????????????
C’EST DE L’INCONSCIENCE PURE ET SIMPLE !!!!!!!!!!!!!!!!!! Tirer fer­me­ment sur le
cor­don, c’est l’ex­po­ser à se rompre, c’est mul­ti­plier les risques d’hé­mor­ra­gie
du post par­tum, et / ou pro­vo­quer une inver­sion uté­rine :
(http://www.maternitywise.org/pdfs/gecpc3ch33.pdf)

L’OMS parle de « ten­sion légère » … et même dans ce cas : « dans 3 % des cas, il
y a eu rup­ture du cor­don lors de la ten­sion légère. Une com­pli­ca­tion rare, mais
grave, asso­ciée à la trac­tion contrô­lée du cor­don est l’in­ver­sion de l’u­té­rus.
Si cette asso­cia­tion peut être due à une appli­ca­tion erro­née de la méthode,
l’in­ver­sion de l’u­té­rus demeure une ques­tion pré­oc­cu­pante. Les essais pré­ci­tés
ont appa­rem­ment per­mis de ras­sem­bler des don­nées sur des femmes en posi­tion
dor­sale.  »
http://www.who.int/reproductive-health/publications/French_MSM_96_24/MSM_96_24_c
hapter5.fr.html
 [lien invalide/2012]

Mêmes conclu­sions dans :
http://www.maternitywise.org/pdfs/gecpc3ch33.pdf

Ces pra­tiques : « Administration sys­té­ma­tique d’o­cy­to­cine, ten­sion légère sur le
cor­don, ou com­bi­nai­son des deux pen­dant le troi­sième stade du tra­vail (5.2, 5.3,
5.4). » sont clas­sée dans :
Pratiques sur les­quelles on ne dis­pose pas de preuves suf­fi­santes pour les
recom­man­der fer­me­ment et qu’il convient d’u­ti­li­ser avec pré­cau­tion tan­dis que
les recherches se pour­suivent.

http://www.who.int/reproductive-health/publications/French_MSM_96_24/MSM_96_24_c
hapter6.fr.html 
[lien invalide/2012]

***********

> Ce pro­to­cole semble per­mettre, d’a­près les études, une bonne pré­ven­tion de
l’hé­mor­ra­gie.

**********Sauf que ces études sont biai­sées .….….…. voir sur :
http://perinatalite.chez.tiscali.fr/hemorragie.htm [Lien invalide/2012 Voir http://www.projetdenaissance.com/]

**************

> Une fois la déli­vrance effec­tuée, vous res­tez encore deux heures en
> salle de tra­vail. Et enfin, vous remon­tez, avec votre bébé et le papa, dans
votre chambre.

*****************Pourquoi n’est il pas pré­ci­sé que durant ce temps, vous êtes
très sou­vent sépa­rée de votre enfant, mis en cou­veuse pour « qu’il se réchauffe »
ce qui est une aber­ra­tion : la cha­leur de votre corps est ample­ment suf­fi­sante
pour le réchauf­fer, et ces moments magiques, s’ils sont volés, ne revien­dront
jamais .… Une proxi­mi­té constante est néces­saire dans les minutes qui suivent
la nais­sance, pour per­mettre aux mères et aux bébés de faire connais­sance et
poser les fon­da­tions solides du lien qui va les unir.****************

Ça y est, vous aus­si vous pou­vez dire : « Tout s’est bien pas­sé ».

********et pour cer­taines, enfin le cau­che­mar est ter­mi­né.*************

*****************
En guise de conclu­sion pro­vi­soire .….……

Préambule – Rapport Bréart-Puech-Rosé

remis au ministre JF Mattei en sep­tembre 2003

Parmi les 20 pro­po­si­tions de ce rap­port :

(1) Proposer une nou­velle poli­tique péri­na­tale Le malaise expri­mé par les
pro­fes­sion­nels et les repré­sen­tants des usa­gers conduisent la mis­sion à pro­po­ser
une nou­velle poli­tique
péri­na­tale, et non une adap­ta­tion de l’an­cienne. Cette nou­velle poli­tique repose
sur une prise en charge dif­fé­ren­ciée entre le bas risque et le haut risque
péri­na­tal. Les pro­fes­sion­nels de la
nais­sance doivent modi­fier leurs pra­tiques, non pas en les démé­di­ca­li­sant, mais
en aban­don­nant des tech­niques non indis­pen­sables pour la prise en charge de la
gros­sesse et de l’ac­cou­che­ment nor­maux. Ces tech­niques peuvent avoir, dans ces
cir­cons­tances, des effets iatro­gènes ; elles peuvent en tous cas éloi­gner la
future mère de la notion du carac­tère phy­sio­lo­gique et natu­rel de la gros­sesse
et de la nais­sance. Il faut sou­li­gner l’im­por­tance d’un sui­vi per­son­na­li­sé,
pri­vi­lé­giant la conti­nui­té, l’i­déal étant un sui­vi allant de la
décla­ra­tion de gros­sesse à l’is­sue de l’al­lai­te­ment. **********************


Catégories : L'AFAR interpelle la presse

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