(article récupéré des archives de l’AFAR)

Les collèges professionnels de gynécologues-obstétriciens de plusieurs pays ont publié récemment des communiqués mettant en garde la population contre une pratique certes marginale, mais en progression constante : celle de l’accouchement à domicile (AAD). Nous publions ci-dessous l’article diffusé par l’American College of Obstetricians and Gynecologists(ACOG), et, en République tchèque, un communiqué commun de la société de gynécologie et d’obstétrique, de la section de médecine périnatale et de l’association des gynécologues privés.

Ayant constaté une grande similarité d’arguments à l’appui de ces déclarations, et l’inutilité de toute discussion s’appuyant sur les données de médecine factuelle (evidence-based), l’AFAR propose un logiciel [Lien mis à jour 2012: calculateur.adapt_] d’aide à la rédaction qui permettra aux professionnels de santé des pays francophones d’accomplir sans délai leur devoir d’information et de prévention face au désastre sanitaire annoncé par leurs collègues.

Ne lire qu’en cas d’absolue nécessité :

  • Déclaration communedu Collège royal des sages-femmes (RCM) et du Collège royal des obstétriciens et  gynécologues (RCOG, Royaume-Uni) encourageant la pratique de l’accouchement à domicile pour les femmes ayant des grossesses sans complications. [http://ciane.net/Ciane/HomeBirthUk-fr [lien mis à jour 2012]
  • Extrait d’une résolution du « Conseil régional »du Pays de Galles (Royaume-Uni) proposant (en 2002) de promouvoir l’AAD avecun objectif de 10% pour 2007.
  • Votre droit à un accouchement à domicile, article publiépar le Daily Mail le 15 mai 2006, rappelant la politique du NHS au Royaume-Uni en faveur du choix du lieu de l’accouchement. http://ciane.net/blog/2006/08/votredroitaunaccouchementadomicile/  [lien mis à jour 2012]
  • Articles dela presse scientifiquetraitant de l’accouchement à domicile (basede données de l’AFAR).
  • Dossier « Accouchement à domicile »sur CianeWiki. http://ciane.net/Ciane/DossierAad [lien mis à jour 2012]
  • L’accouchementà domicile – mythes et réalités(Henci Goer)

ACOG Statement of Policy As issued by the ACOG Executive

Board

OUT-OF-HOSPITAL BIRTHS IN THE UNITED STATES

Labor and delivery is a physiologic process that most women experience without complications. Ongoing surveillance of the mother and little or no warning, even in low risk pregnancies. In some of these instances, the availability of expertise and interventions on .an urgent or emergent basis may be life-saving for the mother, the fetus or the newborn and may reduce the likelihood of an adverse outcome. For these reasons, the American College of Obstetricians and Gynecologists (ACOG) believes that the hospital, including a birthing center within a hospital complex, that conforms to the standards outlined by American Academy of Pediatrics and ACOG,(1) is the safest setting for labor, delivery, and the immediate postpartum period. ACOG also strongly supports providing conditions that will improve the birthing experience for women and their families without compromising safety.

Studies comparing the safety and outcome of U.S. births in the hospital with those occurring in other settings are limited and have not been scientifically rigorous. The development of well-designed research studies of sufficient size, prepared in consultation with obstetric departments and approved by institutional review boards, might clarify the comparative safety of births in different settings. Until the results of such studies are convincing, ACOG strongly opposes out-of-hospital births. Although ACOG acknowledges a woman’s right to make informed decisions regarding her delivery, ACOG does not support programs or individuals that advocate for or who provide out-of-hospital births.

Traduction :

Le travail et l’accouchement sont des processus physiologiques dont la plupart des femmes font l’expérience sans complications. Une surveillance continue de la mère et du foetus est essentielle car de graves complications durant l’accouchement peuvent survenir avec peu ou sans signes précurseurs, même dans le cas de grossesses à bas risques. Dans certains de ces cas, la disponibilité de compétences et les interventions dans des conditions urgentes ou émergentes peut sauver la vie de la mère, du foetus ou du nouveau-né et peut réduire la probabilité d’un résultat défavorable.

C’est pourquoi, l’American College of Obstetricians and Gynecologysts (ACOG) pense que l’hôpital, incluant un service de maternité au sein d’un complexe hospitalier, en se conformant aux critères dressés par l’American Academy of Pediatrics et l’ACOG, représente le cadre le plus sûr pour le travail, l’accouchement et les suites de couches immédiates. L’ACOG soutient également fortement la mise à disposition de conditions qui amélioreront l’expérience de la naissance des femmes et de leurs familles sans compromettre leur sécurité.

Des études comparant la sécurité et l’issue aux Etats-Unis des naissances à l’hôpital avec celles se déroulant dans d’autres milieux sont limitées et n’ont pas été menées rigoureusement d’un point de vue scientifique. Le développement d’études de recherche bien conçues et de taille suffisante, préparées avec la consultation avec les départements d’obstétrique et approuvées par les commissions de revues institutionnelles,  pourrait comparer clairement la sécurité des naissances dans différents lieux. Jusqu’à ce que les résultats de ces recherches soient convaincantes, l’ACOG s’oppose fermement aux naissances en dehors du cadre hospitalier. Bien que l’ACOG reconnaisse à chaque femme le droit de prendre des décisions éclairées sur ce qui concerne son accouchement, l’ACOG ne soutient pas les programmes et les individus qui prônent ou qui pratiquent les naissances en dehors de l’hôpital.

(1) American Academy of Pediatrics and /American College of Obstetricians and Gynecologists. Guidelines for Perinatal Care, 5th Edition. Elk Grove Village, IL, AAP/ACOG, 2002.

Approved by the Executive Board October 2006

The American College of Obstetricians and Gynecologists

409 12th Street, SW, PO Box 96920.

Washington, DC 20090-6920

Telephone 202 6385577


6th November, 2006

http://www.medical-tribune.cz/src/cs/archiv/mtr/109/3157

Thanks to the consistent implementation of the Perinatological Programme and its continuous updating, the results achieved by obstetric medicine in the Czech Republic place it on a par with the world’s most developed countries. Nothing is changed in this fact by the arguments presented in the UNIPA press release of 24 October 2006 questioning these results. Even if we were to switch to WHO statistics, the Czech Republic belongs among those countries with the best perinatal care in the world, right next to Japan and Sweden. It is disconcerting that the women who most question this objective reality are also the ones who hamper the work of healthcare personnel by deliberately exposing them to extreme stress, as they are then called upon to deal with neglected and life-threatening complications resulting from childbirth outside healthcare institutions. The costs of treating the mother or newborn are then several times higher, often accompanied by permanent consequences that significant lower the newborn’s quality of life. The long-term efforts by some midwives (supported by lay interest groups) to promote labour management in the household represent a negative phenomenon – one which under conditions in the Czech Republic will result in an increased number of complications and higher maternal and infant morbidity and mortality. There is no point in referring to foreign experience, since all those countries that tolerate home birth have a completely different healthcare system and maternity services, including high quality home care and contractual agreements with hospitals’ bed wards.

We resolutely disagree with the false information provided to pregnant women and their partners at prenatal courses organised by certain private organisations. It is irresponsible to promote childbirth in the household without explaining the risks compared to managed labour in a healthcare institution.  Since labour is a dynamic process in which complications can occur at any stage, it is difficult to predict whether pregnancy will end through physiological childbirth or obstetric surgery.

Childbirth in the household exposes both mother and foetus to unnecessary risks and cannot outweigh the often questionable advantages supposedly provided by the home environment. The only guarantee for safe labour management is a delivery room properly equipped for rapid and accurate diagnosis and capable of addressing sudden situations that may occur prior to, during and after birth. There is nothing to prevent delivery rooms from being furnished like a living space in order to create a pleasant environment and the intimate atmosphere of home. Contemporary medicine cannot recommend childbirth in the household. Doing so may lead to an undesired worsening of the state of health of the Czech population.

Traduction :

Grâce à la mise en oeuvre cohérente du Programme de Périnatologie et sa mise à jour continuelle, les résultats obtenus par la médecine obstétricale en République Tchèque placent le pays au même niveau que les plus grands pays développés dans le monde. Les arguments présentés par l’UNIPA lors de sa sortie dans la presse du 24 octobre 2006 ne changent rien à cela. Même si nous commutions les statistiques de l’OMS, la République Tchèque appartient à ces pays qui dispensent les meilleurs soins périnatals dans le monde, juste après le Japon et la Suède. Il est déconcertant que les femmes qui mettent en doute cette réalité objective soient également celles qui entravent le travail des personnels soignants en les exposant à un stress extrême lorsqu’ils ont ensuite à traiter des complications qui ont été négligées et qui représentent un danger pour leur vie à la suite d’un accouchement en dehors des institutions médicales. Les coûts des traitements de la mère ou du nouveau-né sont la plupart du temps bien plus élevés et souvent accompagnées de séquelles permanentes qui diminuent la qualité de vie du bébé. Les efforts à long terme de quelques sages-femmes (soutenues par des groupes d’intérêt profanes) à promouvoir la gestion du travail à domicile représentent un phénomène négatif &endash; qui dans les conditions de la République Tchèque résultera à un nombre de complications ainsi qu’une morbidité et une mortalité maternelle et infantile plus élevés. Il n’y a pas lieu de se référer à l’expérience de pays étrangers, puisque tous ces pays qui tolèrent l’accouchement à domicile disposent d’un système de soins et des services de maternité totalement différents, dont des soins à domicile de grande qualité et des accords contractuels de mise à disposition de lits d’hôpitaux.

Nous sommes résolument en désaccord avec les fausses informations fournies aux femmes enceintes et leurs conjoints lors de cours prénataux organisés par certaines organisations privées. Il est irresponsable de promouvoir l’accouchement à domicile sans en expliquer les risques en comparaison avec un accouchement géré dans une institution médicale. Etant donné que le travail est un processus dynamique lors duquel des complications peuvent survenir à tout moment, il est difficile de prévoir si une grossesse se terminera par un accouchement physiologique ou une opération chirurgicale. L’accouchement à domicile expose la mère et le foetus à des risques inutiles et ne peut l’emporter sur les avantages fort discutables prétendument offerts par un environnement familier. La seule garantie d’une gestion sûre du travail est une salle de naissance promptement équipée pour un diagnostic rapide et précis et capable de parer à des situations soudaines qui peuvent survenir avant, pendant et après la naissance. Il n’y a aucune raison d’empêcher que les salles d’accouchement soient meublées comme un lieu de vie dans le but de recréer un environnement agréable et l’atmosphère intime du domicile. La médecine contemporaine ne peut pas recommander l’accouchement à domicile. Le faire risquerait de mener à une dégradation indésirable de la santé en République Tchèque.

Committee of the Czech Gynaecological and Obstetric Society (CLS JEP), committee of the Section for Perinatal Medicine (CGPSCLSJEP) and the Association of Private Gynaecologists of the Czech Republic

Translation: Olga von Pohl


Briefing Paper 4, Welsh Assembly Government

Delivering the future in Wales: a framework for realising the potential of midwives in Wales. June 2002.

Key principle 1.3: « Women with normal pregnancies should be encouraged to consider home as an appropriate alternative to hospital for giving birth. »

Action: « Support and training for midwives in homebirth skills must be made. » « Work towards increasing home birth to 10%. »

Responsibility: Heads of Midwifery and others by 2007


 

 

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