Eng­lish Por­tuguês Español

Inter­ven­tion le 22 mai à Paris (voir pro­gramme)

La médecine occupe le ter­rain de la nais­sance, tou­jours prête à sauver des vies quel que soit le prix à pay­er pour celles qui ne sont pas en dan­ger. Pour cela, elle focalise son atten­tion sur la bio­mé­canique de la par­tu­ri­tion et les « soins » au nou­veau-né. Une fois garantie la survie des corps de la mère et de l’enfant, elle s’intéresse — trop tard — à celle des âmes, con­fi­ant la répa­ra­tion à la psy­cholo­gie ou la psychiatrie.

Pour les soignants de la péri­na­tal­ité, la nais­sance psy­chique est un « con­ti­nent noir » (Véronique Boureau-Lou­vet) : la « venue au monde » de l’enfant, et celles d’un homme et d’une femme en tant que père et mère. Les étapes sub­tiles de ce proces­sus sont longtemps restées mécon­nues, voire niées, au prof­it de méth­odes d’accouchement et de recettes de mater­nage — offi­cielles ou « alternatives ».

Un ren­verse­ment de per­spec­tive est donc néces­saire, mais pour des raisons qui ne tien­nent qu’au détourne­ment de la nais­sance par un inter­ven­tion­nisme médi­cal omniprésent : cette obstétrique qui (au sens lit­téral) se tient devant, « … s’interpose et masque la nais­sance sous le phénomène man­i­feste de l’accouchement ». Je pro­pose ici de témoign­er (par l’image) de ce qu’il en est lorsque des par­ents infor­més, atten­tifs et respon­s­ables parvi­en­nent à éviter toute inter­po­si­tion, physique ou psy­chique, dans leur expéri­ence sen­si­ble de l’enfantement.

Bernard Bel
Secré­taire de l’AFAR
Col­lec­tif interas­so­ci­atif autour de la nais­sance (CIANE)
Webmestre du por­tail « Nais­sance »
Ingénieur de recherche au CNRS

[Retour sur pro­gramme en France et Bel­gique fran­coph­o­ne]


Catégories : smar.archives

0 commentaire

Laisser un commentaire

Avatar placeholder

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.